Un resto routier avec parking au sous-sol – NON Χ
Technodrome, dernier cybercafé de France –NON Χ
Le Montmirail, pitance moyenâgeuse et vinasse gouleyante –NON Χ

Bien que toutes ces identités aient été annoncées pendant la durée des travaux, aucune n’est la définitive. La mystérieuse adresse qui a enterré Bigoss et qui se joue de nous depuis des mois au 8 rue du 22 Novembre a au moins le mérite de maîtriser l’art du teasing. Mais voilà, désormais il en est fini des petits jeux de dupes et des niaiseries entre amis. Hier soir,à sa pré-ouverture, nous avons franchi les portes de ce nouveau lieu pour vous en partager tous les secrets.

Trois annonces différentes pour mieux nous leurrer



Son vrai nom : le Street Butcher.
Sa date d’ouverture : Aujourd’hui, vendredi 10 novembre à 19h.
Sa véritable identité : un resto-brasserie spécialisé dans le barbecue texan. De la viandasse fuméyante unique à Strasbourg !
Son nombre de places : 160.


Déception ? Rends l’argent ? C’était mieux avant ?

Bien que le Technodrome aurait pu nous ramener à l’heure de Caramail et que le Montmirail nous auraient rappelé les plus belles heures de la peste noire dans la joie et l’allégresse, le Street Butcher semble tout de même posséder quelques beaux atouts.

  • Une déco pas chiée des cloportes : fini le toc ou le cheap (R.I.P. Bigoss), tout est beau comme un camion et solide comme le roc. Une succession de métal, béton et bois au rez-de-chaussée suivie par une déco plus feutrée et élégante à l’étage. Industrielle, brute, un petit esprit garçonnière… qui semble là depuis des années et est là pour durer.
  • De beaux volumes : Non pas un mais deux étages avec une belle hauteur sous plafond, une verrière, une grande stammtisch de 20 personnes et un large comptoir pour s’enchaîner quelques bières locales avant de recevoir sa viande. Avec ses 160 places, l’endroit impose et laisse de l’espace pour se poser.
  • Une cuisine et des produits uniques à Strasbourg : Le boeuf vient direct des USA, le porc et la volaille de France. Ici, comme sur les terres texanes, la cuisson est faible et lente (Low and Slow : parfois une quinzaine d’heures), ce qui donne une tendresse surprenante à la viande. Pour pimper ses arômes, cette dernière passe également souvent par l’étape fumoir. Le tout servi avec des accompagnements tout aussi surprenants : mac and cheese, cowboys beans, frites de patates douces, etc.
    Si le côté barbecue n’est pas votre dada, une carte brasserie est également proposée avec quelques beaux plats.
  • Un chef qui a déjà fait ses preuves : Ancien gérant de Com’O’Resto, c’est Manu qui est aux commandes de cette grande machine à cuisson lente et fumage. Ses recettes ont su séduire depuis déjà quelques années, pas d’inquiétudes de ce côté là.

Et plus concrètement, on peut y manger quoi ?

Après une belle séléction d’entrées, deux cartes s’offrent à toi : l’une brasserie et plus traditionnelle, l’autre clairement barbecue et sur la découverte de cette méthode de cuisson.

La première propose des plats plus classiques comme la salade Ceasar (14 €), un tartare de boeuf au couteau (18 €), un cordon bleu à la viande des Grisons (19€), du poisson fumé au feu de bois, du parmentier de canard ou de légumes. Dès la semaine prochaine, des plats du jour avoisinants les 10€ seront aussi servis le midi.

L’autre, du côté BBQ de la force propose les 5 viandes suivantes servies sur plateau, accompagnée de deux sides au choix :

  • Brisket Black Angus : poitrine de boeuf USA – cuisson 15h – 19 €
  • Ribs : côte de cochon fermier France – cuisson 6h – 18 €
  • Chicken : blanc et cuisse de poulet fermier France – cuisson 6h – 18 €
  • Saucisse : artisanale et sur mesure Alsace – cuisson 4h – 18 €
  • Pulled Pork : effiloché de porc fumé France – cuisson 15h – 18 €

Pour les sides, on trouvera les célèbres Mac & cheese, mais aussi des frites de patates douces, du coleslaw, des cowboy beans (haricots avec lard fumé), des brocoli pesto cacahuète et de la purée de pomme de terre.

Pour avoir pu tester quelques barbecue hier soir, les Ribs étaient vraiment surprenants et savoureux. Une vraie redécouverte du produit. J’essaierai également de tester rapidement le Brisket Black Angus.

Pour finir sur une touche sucrée, cinq desserts sont également proposés : cheesecake déstructuré, carrot cake & glace artisanale, crème brûlée Café Mokxa, pancakes suzette ou encore un mille feuilles de Brownie.

Bref, ce soir à 19 heures, Strasbourg verra ouvrir son premier restaurant dans l’esprit barbecue texan !


STREET BUTCHER

8 rue du 22 Novembre
67000 Strasbourg
03 88 32 39 44

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Horaires : du mardi au dimanche de 12h à 14h et de 19h à 00h30
(les cuisines ferment à 22h45)


8 COMMENTAIRES

      • Le black Angus c’est de la merde sur patte engraissé aux ormones de croissance ricaines. Va sur netflix voir le documentaire de Lebourdoulec. Un’boucher Qui part à la recherche de la meilleure viande du monde.

  1. Un peu déçue, peut-être parce que l’équipe n’étais pas rodée : pas de pancakes (on ne les a pas reçus ? !!!), un cheesecake même déstructurée doit reprendre les mêmes ingrédients aménagés autrement mais là une ganache chocolat (???) et une chantilly, je ne vois pas à quoi cela fait penser au cheesecake. Cela ressemble à tous les restaurants concepts, tout est dans le décor moins dans la cuisine et le service. Pas sûre d’y retourner…

  2. Une adresse de plus où la déco est un prétexte pour gonfler les prix. 18e les travers de porc, on croit rêver. Quant au boeuf des USA, on marche carrément sur la tête.

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