Le Café de Bâle, dont l’immense terrasse bondée sur la place d’Austerlitz a fait la renommée cet été, est à la fois un bar et un restaurant proposant un service en continu tous les jours, du matin au soir. Quatre cartes sont ainsi proposées, selon l’heure et le jour d’arrivée : petit déjeuner, déjeuner, dîner et brunch à volonté le dimanche. Il y a donc de quoi faire et de quoi tester.

On s’y est donné rendez-vous entre copines, pour un déjeuner rapide pendant la pause de midi. Il pleuvait et surtout il faisait froid, on a donc réservé une table à l’intérieur. La salle est grande et peut accueillir une centaine de personnes. La grande table en bois du milieu, tout en longueur, donne un aspect très convivial à l’ensemble. S’y ajoutent évidemment les innombrables places de la terrasse (que je n’ai pas eu le courage de compter), abritées pour la plupart et idéales même en cas de pluie. La déco est très soignée : mur végétal (bon, on a vérifié, c’est du plastique hein), consoles de jeux vidéo, lettrage lumineux, lampes guinguette, grand comptoir, immenses baies vitrées et lustres contemporains… Tout est pensé pour attirer l’œil et le client, et on peut dire que c’est vraiment réussi.

À l’heure du déjeuner, la carte propose une cuisine moderne de type bistrot ainsi qu’un menu du jour à 9,50 € le plat, 13 € les deux plats et 17 € pour 3 plats (entré, plat, dessert). Cette différence m’a d’ailleurs surprise, la troisième proposition me paraît assez chère pour un menu du jour mais la qualité proposée le justifie peut-être. Au menu, ce jour-là : houmous au sésame et pain au safran, hachis Parmentier et deux desserts au choix : riz au lait aux quetsches ou bavarois fruit de la passion et chocolat blanc. Le reste de la carte propose des plats entre 8 et 15 €, de l’entrée au dessert. On y trouve par exemple des entrées d’inspiration italienne : tartares de thon, carpaccio de Saint-Jacques, tomates mozzarella ou Vitello tonnato (fines tranches de veau à l’huile d’olive) entre 8 et 10 €. Il y a également des salades très classiques (poulet, caesar, chèvre) ; d’autres un peu moins (salade de Bâle au quinoa, salade asiatique ou salade au roquefort) entre 9 et 12 €. Quant aux plats, ils sont plus inspirés par la cuisine française : Bibeleskaes, brochette de rumsteck, entrecôte aux herbes ou dorade au miel et au safran entre 12 et 18 €. S’y ajoute deux burgers à 14 € (le Swiss ou le vegan), deux plats de pâtes (de 13 à 18 €) ainsi qu’un menu enfant à 8 €. Enfin, les desserts maison varient entre 2 € pour une simple boule de glace et 8 € pour le café gourmand.


J’avais besoin d’un plat réconfortant et bien chaud. Je me suis donc laissée tenter par le hachis Parmentier proposé dans le menu du jour avec le bavarois en dessert et l’entrée que nous avons partagée à deux. Ma copine Morgane qui n’avait qu’une petite faim a choisi un classique, la salade de poulet, mais a quand même craqué pour la tarte au citron revisitée en dessert. Nous avons accompagné le tout d’une bière et d’une demi-bouteille de Perrier.

Le houmous est arrivé très vite. Il était présenté dans une verrine et servi sur ardoise avec 3 tranches de pain au safran et à l’huile d’olive. Il était onctueux, vraiment très parfumé et léger. On a du demander un peu plus de pain pour le terminer, mais le repas a commencé sur une très bonne note. Puis les plats sont arrivés assez vite. Bon, on ne vous cache pas qu’il y a eu un petit couac puisque la salade de Morgane est arrivée sans poulet … Mais l’erreur fur vite rectifiée. Comme je l’espérais, le hachis est arrivé bien chaud, servi directement dans son plat à gratin avec un peu de salade verte. Il était croustillant sur le dessus, bien assaisonné et très moelleux à cœur. J’ai beaucoup aimé, on sentait qu’il était fait maison. La salade de Morgane en revanche manquait peut-être d’originalité, tant dans sa présentation que dans les ingrédients choisis : laitue iceberg, quelques tomates, quelques croûtons, des aiguillettes de poulet pané pas forcément faites maison (à confirmer). Pas de déception toutefois, l’ensemble était bon et généreusement servi. Mais cette salade contrastait un peu avec les autres propositions de la carte. Nous avons attendu un peu plus longtemps pour les desserts. Copieux mais également très bons. On aurait peut-être aimé un peu plus de « croustillant » dans la tarte au citron revisitée. Mais c’est un détail. Tout était frais et bien réalisé. Deux cafés pour finir le repas, l’addition et on a pu quitter la salle au bout d’1h30 de repas.

J’avoue que mes expériences précédentes au Café de Bâle (notamment le soir et le weekend) n’avaient pas été aussi concluantes. Souvent bondé, le service était parfois très long, et les plats pas toujours à la hauteur de mes attentes. Cette expérience à midi m’a réconciliée avec le lieu et la carte. Le service était plus rapide, le menu du jour frais, généreux et de qualité. Je n’hésiterai pas à y retourner à l’heure du lunch et je suis bien tentée de redécouvrir la carte du soir. Dites-nous ce que vous en pensez, je suis curieuse d’avoir votre avis.


Les + :
– Le menu du jour entièrement maison
– La variété de la carte
– Le lieu et la déco
– La grande terrasse
Les – :
– L’attente trop longue lorsque le bar est plein
– Tous les plats proposés ne se valent pas
– Certains plats paraissent un peu chers


CAFÉ BALE

Adresse : 24, rue d’Austerlitz, 67000 Strasbourg
Téléphone : 03.88.25.53.82
Horaires : Ouvert tous les jours de 7h30 à 1h30
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6 COMMENTAIRES

  1. selon moi une vraie déception bien représentative de cette tendance négative pour la restauration, on mise tout sur la déco mais les tarifs sont catastrophique pour le niveau de service et ce que l’on a dans l’assiette, quand le serveur n’oublie pas la commande il se trompe de vin confondant rouge et blanc, les plats sont insipides et hors de prix . A éviter selon moi

  2. Désolé, mais cadre contemporain très froid, surtout quand il fait gris dehors ! Et le service n’a pas changé, toujours désinvolte et sans chaleur, limite insolent et surtout désagréable, voire indifférent . Le sourire et l’amabilité ne sont pas revenus après les travaux, ils n’existaient déjà pas avant,… Alors, rien de neuf… à part le décor !

  3. J’ai testé le brunch du dimanche matin. On a d’abord hésité car c’est extrêmement cher (28 euros) puis on s’est laissé tenté par le côté à volonté du concept et de loin les salades proposées avaient l’air variées et bonnes. On aurait mieux fait de dépenser autrement ces 28 euros car le « service » était nul et les salades franchement pas bonnes (pomme de terre à la texture de carton, pas assaisonné) C’est une grosse déception. 28 euros pour une chouette déco à laquelle on ne profite pas en terrasse, c’est de l’arnaque.

  4. je lui ai donné 3 chances et c’était 3 chances de trop, j’ai vraiment des doutes sur l’objectivité de votre blog, ces lieux vous payent pour être aussi doux avec eux? Entre le service désastreux (qui a les moyens et le temps d’apprentissage de sa carte qu’on veut bien lui donner) , les prix prohibitif et la faible qualité des ingrédients on est quand même en droit de se poser des questions :s

    • Aujourd’hui, nos tests de restaurants sont faits et rédigés par des clients mystères devant partager leur expérience telle quelle, avec le bon comme le moins bon. Dans le cas du Café Bâle, nous aurions également pu penser que la troisième expérience du testeur aurait été dans la même suite que ses deux précédentes mais ce ne fut pas le cas. Il est clairement dit dans l’article ainsi que notre accroche que c’était une « surprise » et que les précédents n’avaient pas été glorieux 🙂

  5. J’y suis pour ma part allé plusieurs fois le midi pour des plats du jour avec entrée, car effectivement la formule complète est trop chère. Je n’ai jamais été déçu par la bouffe ni par le temps d’attente. En revanche niveau réception/accueil c’est clairement service minimum et ce indépendamment des serveurs/euses. Peut être que le patron ou la patronne n’est pas un tendre avec ses employés, ce la arrive fréquemment….

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