Cet hiver, 12 étudiants strasbourgeois nous ont ouvert leurs logements et leurs comptes en banque.

Dans la série « Jean-Michel Cliché a dit », on part d’un propos tranché souvent entendu et rarement justifié qu’on va vérifier sur le terrain. Aujourd’hui : la condition étudiante.

Jean-Michel Cliché a dit :

« Les étudiants sont des fainéants et des profiteurs, des assistés privilégiés. »

Ah oui, vraiment ?

Vérifions.


Méthode :

1 post sur le groupe Facebook « Université de Strasbourg »
15* premiers volontaires retenus (pas de sélection)
4 jours de rencontres entre le 15 et le 18 décembre 2016
*3 annulations/reports


Inès, 20 ans, étudiante en L2 Arts du spectacle
Place de la Grande Boucherie – 23m2 seule – 375€ HC

En entrant chez Inès, on se sent instantanément bien. Difficile d’identifier précisément ce qui fait le charme de son petit cocon. Entre la lumière douce filtrée par les fenêtres quadrillées, les photographies contrastés d’amoureux enlacés et la vue calme sur les toits strasbourgeois, on a l’embarras du choix. Originaire de Belfort, Inès emménage à Strasbourg à 18 ans : « La majorité de mes camarades allaient étudier à Besançon ; c’était une façon de sortir de ma zone de confort. » Après une année dans un studio quartier gare suivie d’une autre dans un appartement en colocation, elle visite son logement actuel et y voit, immédiatement, « un lieu d’apaisement en plein cœur de la ville ». Depuis 2 ans, Inès vit d’un virement mensuel de son père avec lequel elle paie son loyer et estime mener une « bonne vie étudiante » par ailleurs. Malheureusement, le soutien paternel reste financier : l’orientation d’Inès ne fait pas l’unanimité auprès de sa famille. « Pour lui, le fait que j’étudie pour être comédienne, c’est comme si je ne faisais rien de ma vie parce que ce n’est pas un avenir possible à ses yeux. Dans les moments de stress, c’est dur de continuer à croire en moi en sachant qu’un de mes parents n’y croit pas. » D’après la récente étude « Que du bonheur » menée par Générations Cobayes, 3/4 des 53 000 jeunes interrogés déclarent être souvent stressés, et 2/3 parfois seuls…

Naomi, 23 ans, étudiante en M2 Neuropsychologie
Place de Zurich – 20m2 seule – 500€

Un peu de solitude, justement, Naomi réalise qu’elle en aimerait bien lors de son M1 : « Quand tu rentres d’une journée de cours, de recherches, de stage puis de travail, pour ouvrir la porte sur tes colocataires en pleine soirée… La question du logement seule se pose ! » me dit-elle rieuse. Depuis plus d’un an qu’elle habite seule, elle vit de 100€ de bourse, 300€ d’un tiers-temps à la Frituur et à nouveau 300€ donnés par sa maman. Son loyer payé, il lui reste donc 200€ pour vivre alors qu’elle cumule 3 rôles sociaux, à savoir étudiante, travailleuse et stagiaire. « Tout le monde me demande comment j’ai pu valider mes cours, mon mémoire et mon stage tout en travaillant… Je n’en ai aucune idée ! » Avec un tel emploi du temps, on comprend qu’elle n’ait pas trouvé de moment pour se poser la question…

Grégoire, 23 ans, étudiant en L3 Droit
Quai des pêcheurs – 35m2 seul – 500€

Comme Naomi, Grégoire n’a pas toujours habité seul. Avant de s’amarrer face à l’Atlantico, il vivait en colocation avec une dizaine de personnes à Esplanade : « Ça posait des problèmes évidents d’hygiène et de vivre-ensemble… Et puis je trouvais le quotidien un peu triste. Comme j’y étudiais et vivais, je ne sortais jamais de ce ghetto étudiant. » Aujourd’hui, il apprécie la vie plus variée de son nouveau quartier. Ses parents n’ayant pas les moyens de le soutenir financièrement, il vit de 400€ de bourse et 230€ d’APL. Son loyer payé, il lui reste donc 130€ pour vivre. « Pour compléter, je passe mes étés à travailler et je vis à l’année sur ce que j’ai réussi à épargner. C’est un gros sacrifice pour en éviter d’autres. » Pour autant, Grégoire refuse de se dire en galère. Bénévole auprès de l’ASEF, une association de solidarité étudiante, il distribue 200 à 400 paniers repas à 1€ aux étudiants les plus précaires : « En comparaison, je ne manque de rien. » En parallèle, comme ses études deviennent de plus en plus exigeantes, Grégoire sort de moins en moins. Il s’en réjouit cependant : « Cet été, je vais peut-être pouvoir voyager ! »

Morgane, 20 ans, étudiante en L2 Physique
Esplanade – Chambre de 9m2 en résidence étudiante – 170€

Le manque, Morgane connaît. Alors qu’elle m’accueille le 15 du mois, elle m’avoue se préoccuper depuis déjà plusieurs jours de sa capacité à s’alimenter. « Ça devrait aller, je pense rentrer chez ma mère pour les vacances de Noël. » Depuis septembre, Morgane ne perçoit plus sa bourse de 470€, qui lui permettait jusqu’alors « de survivre, mais pas de vivre ». Elle m’explique : « En licence, un étudiant a 5 droits à la bourse. Mais à partir du troisième droit, il doit justifier de 60 crédits au début de l’année concernée. » Lors de sa première année d’études, Morgane s’est réorientée, ce qui a été considéré comme un redoublement par l’administration. L’année suivante, elle a effectivement redoublé. De fait, n’ayant pas les 60 crédits requis, sa bourse a été supprimée pour l’année. Depuis la rentrée, elle vit sur ce qui lui reste de 5 mois à travailler pour une célèbre chaîne de fastfood. « J’ai dû arrêter : j’étais épuisée, je ratais trop de cours… Je respirais un peu financièrement, mais ça m’a coûtée mon année, et donc ma bourse… Sans laquelle je dois à nouveau trouver un emploi. » La situation de Morgane, c’est le serpent qui se mord la queue. Avant de retourner à ses révisions, Morgane s’improvise en guide des lieux : 6 sanitaires, autant de douches et 2 plaques de cuisson… Pour un étage d’une trentaine de personnes au moins. « Tu comprends mieux pourquoi j’ai un four dans ma chambre. » Après avoir rencontré Morgane, on comprend mieux beaucoup de choses.

Chloé, 20 ans, étudiante en L2 Histoire
Place d’Islande – Studio de 23m2 en résidence étudiante – 450€

Chloé vit également dans une résidence étudiante. Dans la sienne, cependant, chaque étudiant occupe un studio équipé d’une kitchenette et d’une salle de bain individuelle. « Pour obtenir un logement en résidence universitaire, il faut formuler des vœux, comme sur Admission Post-Bac. Cette résidence, qui offre peu de places, était mon premier et mon dernier vœu. J’ai eu de la chance… » Entre la bourse et l’APL, Chloé touche 650€ d’aides par mois. Son loyer payé, il lui reste donc 200€ pour vivre. « Je ne laisse rien au hasard : je m’autorise une sortie par mois, je mange toujours au premier prix, et je paye mon permis avec le reste. » Pour autant, Chloé considère mener une bonne vie étudiante : « Même si ce n’est qu’une sortie, je peux sortir. J’arrive aussi à m’offrir un jeu vidéo à 5-10€ par mois. » C’est sûr, c’est mieux que si c’était pire.

Mervy, 26 ans, étudiante en M1 Démographie
Neuhof : Polygone – 45m2 seule – 560€

Des 12 sujets présentés dans cette série, Mervy est celle dont le loyer est le plus élevé, mais également celle qui semble le mieux s’en sortir… Auparavant locataire d’une chambre en résidence universitaire au centre-ville, Mervy habite désormais un grand appartement dans le quartier du Neuhof. « Comme je suis véhiculée, je peux me permettre d’être excentrée. Et puis ça me coûte moins cher de me garer ici ! » Entre la bourse et l’APL, Mervy touche 700€ d’aides par mois, auxquelles viennent s’ajouter au moins 400€ d’un mi-temps nocturne dans une chaîne de fastfood. « Je n’ai pas beaucoup d’heures de cours, donc je peux jongler avec fac et boulot… Même s’il y a des matins plus durs que d’autres. » Son loyer payé, il lui reste autour de 540€ pour vivre, un budget qu’elle estime très confortable en tant qu’étudiante malgré le prix du carburant. « À nouveau, mon volume horaire me permet de travailler. Sans ça, je vivrais avec seulement 140€ par mois… »

Maya, 24 ans, étudiante en M1 LLCE Anglais
Observatoire – Vit au domicile parental

« Bienvenue dans la maison des chats. » Chez Maya, l’accueil est assuré par trois félins… Ainsi que son père et son copain ! Par souci d’économie, Maya n’a pas quitté le foyer parental, qui héberge également depuis peu et pour la même raison son copain. « Avec mes moyens, je ne pourrais pas à la fois me payer un loyer et vivre sans me priver… Mon père le comprend et me soutient. » Depuis septembre, Maya vit de 400€ de bourse, 100€ de pension alimentaire et 200€ d’un mi-temps dans une station-service. Elle a donc un budget de 700€ par mois pour vivre. « C’est confortable, je ne me prive de rien. Si j’étais raisonnable, je pourrais même économiser… » Au-delà de son naturel un peu dépensier, elle est également soumise à des obligations coûteuses et l’une d’entre elles retient l’attention : Maya paye sa pilule près de 50€ tous les trois mois. Cela représente un budget de presque 200€ par an pour sa seule contraception, un droit fondamental qui exige cependant des moyens…

Quentin, 23 ans, étudiant en M2 Archéologie
Neuhof : Meinau – 17m2 seul – 345€

Pendant toute la durée de sa licence, Quentin vit aussi chez ses parents résidant à une heure de train de Strasbourg. À son entrée en master, fatigué par les allers-retours qui amputent sa vie sociale comme son sommeil, il investit dans un petit studio près du stade de la Meinau. « Mes parents n’ont pas les moyens de me soutenir financièrement, il fallait donc que le loyer soit inférieur à 400€ pour que je puisse l’assumer seul. Un ami m’a informé qu’un appartement se libérait dans sa résidence, pour moins de 400€ par mois… Je n’ai pas cherché plus loin ! » Depuis bientôt 2 ans, Quentin assume son loyer grâce à la bourse qu’il perçoit et sa vie quotidienne grâce aux vacations qu’il réalise à la bibliothèque de l’université. « Je n’ai pas l’impression de me priver. Je suis fan de rock et de métal, et je peux assez régulièrement me faire des concerts. »

Baptiste, 23 ans, étudiant en M2 STAPS
Alt Winmärik – 80m2 à 2 – 410€ HC/locataire

Aux concerts, Baptiste préfère les bœufs entre amis. Le Baptiste, c’est comme le Port-Salut : c’est écrit dessus, plus précisément sur son tee-shirt. Et dans le quadriplex aux allures de cabinet de curiosités cool, effectivement, le chill est présent. « J’aime bien ramener des objets reliés à un moment ou une expérience. Ici, il n’y a que de la récup’ et c’est plus par engagement que par souci d’économie. » Parti étudier à Grenoble, Baptiste revient à Strasbourg l’année de ses 21 ans. Il trouve en une semaine cette jolie colocation via Le bon coin, après avoir constaté la moindre rentabilité d’un studio quartier Esplanade. « La colocation c’est un pari avec les risques que ça implique, mais c’est l’option la plus rentable pour vivre dans le centre-ville de Strasbourg. » Aujourd’hui bien installé, Baptiste vit avec près de 650€ par mois, APL et virement mensuel maternel confondus. Son loyer payé, il lui reste autour de 250€ pour vivre. « Je ne me plains pas, je consomme peu de façon générale. Et en cas de coup dur je peux toujours vendre des instruments récupérés et retapés… » Baptiste, c’est la force tranquille dans toute sa splendeur.

Krystal et Maxime, 20 ans, étudiants en LLCE Russe et L2 Psychologie
Quai Finkwiller – 100m2 à 3 – 300€/locataire

Pour profiter au quotidien de leur splendide amitié, Krystal et Maxime décident de s’installer ensemble. Après avoir constaté la faible rentabilité d’un 3 pièces pour deux, ils intègrent le T4 d’Alexandre, un étudiant en chirurgie dentaire qui recherche deux nouveaux colocataires. « C’est le seul appartement qu’on a visité, et on a eu un coup de cœur. On a été chanceux. » En admirant la vue sur l’église Saint Thomas depuis leur spacieux logement traversant, on ne peut que leur donner raison. « De l’autre côté il y a aussi une église, mais ce n’est pas la même ambiance… Une voisine s’est faite caillasser sa vitre pour avoir accroché un drapeau LGBT. » On sent Krystal et Maxime conscients et engagés. Financièrement, Krystal vit de la bourse, l’APL et d’un virement mensuel de son père qui peut la soutenir un peu. Maxime, lui, vit d’un travail à mi-temps. Au quotidien, les deux amis estiment s’en sortir bien : « On fait nos courses à Norma et de la récup’ pour meubler donc nos frais obligatoires sont assez bas. On peut sortir dans les bars, et voyager un peu. »

La coloc du couloir, étudiants de 23 ans en M2 Sciences politiques
Palais Universitaire – 130m2 à 4 – 355€/locataire

Après une année de césure à l’étranger, 4 amis de promo décident de s’installer ensemble pour mieux se retrouver. Encore à distance lors de leurs recherches, ils se heurtent à plusieurs difficultés… « Il a fallu trouver des proches disponibles pour visiter rapidement les appartements, lutter pour qu’une colocation masculine soit acceptée, puis se transférer très vite les copies du bail à parapher, aux quatre coins de l’Europe… Pas évident. » Installés depuis 2 ans, les 4 membres de la coloc du couloir vivent de 90€ d’APL et d’un virement de leurs parents. Des 12 sujets présentés dans cette série, ils sont les seuls à vivre quasi-exclusivement du soutien financier de leurs familles : « On a de la chance qu’ils puissent et veuillent bien se le permettre. » Et en effet, un étudiant n’est pas responsable de son niveau de vie ; il n’y a donc ni fierté ni honte à avoir.

Andreea, 21 ans, étudiante en M1 Droit social
Laiterie – 120m2 à 4 – 274,20€ HT/locataire

Originaire de la région parisienne, Andreea apprend que sa candidature en M1 à Strasbourg est acceptée deux jours avant la rentrée. « J’avais visité la ville une fois, à 11 ans, et je m’étais promise de travailler un jour au Parlement. » La joie d’être reçue cède donc très vite sa place à l’angoisse : Andreea dispose de 48h pour trouver un logement. Après 2 nuits en Airbnb, elle repère une chambre libre via La carte des colocs. Mais la chambre est vide et Andreea, entre billets SNCF et frais Airbnb, n’a plus les moyens de la meubler… « Une colocataire m’a prêtée un matelas gonflable, jusqu’à ce que je trouve du mobilier sur Le Bon Coin. » Aujourd’hui, Andreea vit de 550€ d’aides. Son loyer et ses frais de téléphonie et d’assurance payés, il lui reste une centaine d’euros pour vivre… Forcément, tout est calculé. « Je n’ai aucune flexibilité. »

Le témoignage d’Andreea est particulièrement touchant, parce qu’il cristallise toutes les situations rencontrées jusqu’alors : Andreea met des mots sur ce que beaucoup d’autres sujets ont effleuré.

Tour à tour, elle évoque : son accès plus restreint à la culture ; son envie coupable face aux vitrines ; son sentiment, parfois, d’exclusion et par extension de moindre confiance en elle, alors qu’elle s’arrache depuis maintenant 4 ans sans garanties de débouchés…

« Quand je suis en difficulté, je ne peux pas vraiment me tourner vers mes parents. Ils ne comprennent pas, me disent juste de rentrer à la maison et de trouver un travail X ou Y, alors que c’est impossible ! » D’après la récente étude « Que du bonheur » menée par Générations Cobayes, 75% des 53 000 jeunes interrogés déclarent vouloir travailler par passion. Pour près de 8 sur 10 d’entre eux, travail et valeurs personnelles ne s’envisagent pas différemment.

Confrontée aux autres témoignages, Andreea déplore : « C’est terrible… On a tellement intégré la précarité en tant qu’étudiant qu’on considère bien vivre avec trop peu. »

Aujourd’hui, Andreea anticipe un peu anxieusement le début du printemps. En mars, elle devra finaliser divers rendus tout en commençant ses révisions, mais aussi candidater dans plusieurs universités pour poursuivre son master, demander une bourse pour se le permettre et rechercher un emploi saisonnier afin de financer un éventuel déménagement. Son cas est loin d’être isolé…

« Les étudiants sont des fainéants profiteurs, des assistés privilégiés. »

Ah oui, vraiment ?

13 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    J’ai compris qu’il n’y a pas eu de sélection et que les premières personnes à commenter ont témoigné mais je suis surpris qu’il n’y ait aucun témoignage d’étudiant ayant dû faire un prêt.
    Ce fut mon cas à Strasbourg, où en plus des APL, j’ai dû faire un prêt en vivant dans un 9m2 à l’Esplande en résidence étudiante. Mes études ne me permettaient pas de travailler à côté.
    Tant mieux et bon courage à ces étudiants si ils y arrivent sans prêt !

  2. Je me suis également beaucoup retrouvé dans ces témoignages et comme Ad je vais devoir prendre un prêt prochainement car je ne peux pas me permettre de travailler, à part quelques heures d’intérim ça et là.
    Ce qui est dur également c’est lorsqu’on doit trouver un stage obligatoirement et que les structures s’arrangent pour ne pas te payer, par exemple en te faisant bosser deux mois + un mois qu’ils rajoutent en « avenant à la convention ». Pas vraiment légal.
    Bref, bon courage à tous !

  3. Super article sur des strasbourgeois qu’on croise peut être tous les jours. Ça change des articles sur les brunch 😉
    En tout cas courage à eux, c’est pas facile de faire ces études quand on doit en plus calculer si on pourra faire ses courses ce week end ou si on devra attendre le mois prochain.

  4. Si j’avais vu votre appel à témoignage j’aurai répondu sans hésité. Je cumul 3 jobs pour financer ma thèse, et à côté je dois bosser sur ma thèse… Sans compter la difficulté à trouver un appartement quand on est un couple de femme… Il y a tellement de chose à dire et à ajouter pour que Jean-Michel Cliché se la ferme une bonne fois pour toute !

    • « j’auraiS » « sans hésitER » « je cumulE » couple de femmeS » « choseS » « touteS ».
      Peut-être que votre orthographe vous a légèrement déservie au cas où vous auriez fait une demande de financement.

    • Andreea estime n’avoir ni plus ni moins besoin d’aide que tous les autres étudiants précaires car à nouveau, son cas n’est pas isolé (voire le témoignage de Morgane). Elle fait beaucoup avec peu, mais l’essentiel est toujours couvert ; en cas d’urgence, elle s’adresse aux organismes dédiés à l’aider. Aussi, pour l’aider elle mais également tous les étudiants concernés par la précarité, tu peux rejoindre une organisation telle que l’ASEF ou l’Agoraé.

      • Bonjour Chloé,
        Merci pour votre réponse. Tant mieux si l’essentiel est toujours couvert.
        Si elle ne souhaite pas bénéficier d’aide complémentaire c’est sa liberté la plus stricte, chacun estime ce qu’il veut comme bon lui semble.
        Bravo en tous cas pour votre article, je suis lecteur régulier de pokaa et je crois que c’est la première fois que j’y quelque chose d’aussi bien fait et d’aussi intéressant. Cela donne à réflechir et cela change des critiques de restau bobos qui me font bien marrer.
        Bonne continuation,
        Cédric.

  5. J’ai bien compris que les sélectionnés l’ont été car ils ont répondu en premier mais cela est quelque peu réducteur. Par exemple, il n’y a pas d’étudiant en alternance.
    Cependant, cet article est de loin l’un des plus interressants que Pokaa ai publié.

  6. Et encore, la majorité de ces étudiants ont une bourse. Pour ceux qui n’en n’ont pas la vie n’est pas forcément plus facile. Ne pas avoir de bourse ne signifie de loin pas que les parents soient millionnaires. Résultat, une fois que nous avons payé son loyer, ma fille doit se contenter de moins d’argent pour vivre que la plupart des jeunes interviewés. Pas facile pour tous ces jeunes, boursiers ou non…

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