En ce moment, il semblerait que les restaurants italiens à Strasbourg poussent plus vite que les choux de notre célèbre choucroute (cassdédi à Krautergersheim). Comment s’y retrouver avec une offre aussi dense ? Je suis parti du principe qu’il faut d’abord tous les essayer avant de se faire une idée. C’est dans cet état d’esprit que j’ai franchi la porte du restaurant Dolce Italia. Un nom plein de douceur qui sent bon la méditerranée.

Ouvert depuis le mois de juillet 2016 et situé dans le quartier du Neudorf, vous retrouverez le Dolce Italia dans la rue de Benfeld.

Première impression : le quartier n’est pas très accueillant, on est dans une zone résidentielle où les établissements ne se battent pas vraiment pour avoir pignon sur rue. Une fois entré, on se retrouve dans une toute autre ambiance : la décoration est plutôt classique et de bon goût et l’espace est très bien agencé. Cependant le volume sonore de la musique était un poil trop fort.

Il est temps de prendre place. Après un accueil des plus sympathique par le personnel de salle, nous jetons un premier coup d’œil à la carte : elle est extrêmement fournie ! Une bonne quinzaine de plats de pâtes et plus d’une trentaine de pizzas (c’est un peu trop à mon goût), de quoi vous donner le tournis si la nourriture italienne est votre éden. Par contre, quand je vois une pizza Hawaïenne, sur une carte de restaurant italien, j’ai automatiquement les poils qui se hérissent : les pizzas hawaïennes, c’est comme le H de Hawaï, ça sert a rien (big up Brice).

En plus de la carte, le restaurant propose également plusieurs suggestions qui nous mettent l’eau à la bouche : ravioles aux truffes, linguines de Saint Jacques ou du Culatello – une charcuterie italienne affinée plus de 24 mois. Malheureusement nous n’avions pas assez faim pour tout essayer…
Le temps de choisir, le chef cuisinier passe saluer les habitués et nous serre également la main au passage. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi ce simple geste a toujours un petit côté rassurant. Ça peut montrer que le chef à confiance dans sa cuisine.

Concernant les tarifs : des pâtes de 9 à 20 euros, des pizzas de 8,80 à 14,50 et des desserts de 5,50 à 6 euros. Les prix sont plutôt dans la moyenne de ce type de restaurant, exception faite pour certaines suggestions qui sont assez élevées. On peut s’en sortir à deux pour une quarantaine d’euros en faisant attention. La carte très fournie et les nombreuses suggestions nous donnent un peu de fil à retordre pour faire notre choix, mais nous finissons par nous décider. Ce sera une pizza parma et des raviolis burrata et citron !

Une première bonne note avec l’arrivée du pain fait maison à table : c’est un vrai gros plus, d’autant qu’il est cuit au feu de bois. Les plats arrivent après une trentaine de minutes d’attente : la pizza est vraiment énorme ! Les raviolis, c’est tout autre chose… J’avoue avoir un vrai souci sur la quantité des pâtes servies dans la plupart des restaurants italiens et Dolce Italia ne fait pas exception à la règle : c’est bien trop peu. Je sais qu’en Italie, les pâtes sont servies en « primi piatti » donc premier plat… Mais du coup il faut adapter le prix en conséquence.

Cependant, les raviolis sont vraiment bonnes et goûteuses, le mélange burrata-citron est très réussi et harmonieux, et la sauce tomate relève bien l’ensemble avec ce petit goût d’ail. C’est une très belle découverte en ce qui me concerne. Pour la pizza, la pâte est vraiment excellente : faite maison, fermentée et cuite au feu de bois, selon la tradition napolitaine (plutôt rare à Strasbourg), malheureusement un peu cramée, mais la cuisson au feu de bois est souvent capricieuse. Petite déception sur le parmesan : Il aurait été préférable d’avoir du parmesan en copeau sur la pizza plutôt que râpé, mais c’est un détail.

On finit par demander au chef cuisinier si les pâtes sont faites maison et sa réponse est franche et sincère : Non, cependant toutes les pâtes sont importées d’un petit producteur en Italie, tout comme une grande partie des produits utilisés.

Pour terminer sur une note sucrée nous commandons un tiramisu maison. Verdict : classique mais efficace, cependant pas trop lourd, comme c’est régulièrement le cas pour un tiramisu. 

L’addition : 45,20 euros pour 2 boissons sans alcool, 1 pizza, des ravioles, un dessert et deux cafés : Ça reste correct !

En conclusion, je dirai que le Dolce Italia est une belle adresse, pour le quartier du Neudorf. On sent vraiment le côté restaurant de quartier, où plusieurs habitués y ont déjà pris leurs marques.

Et vous ? Vous avez déjà testé ? Qu’en pensez-vous ?

Les +

  • L’accueil
  • L’ambiance « comme à la maison »
  • Les pizzas au feu de bois

Les – 

  • L’arrivée des plats un peu lente
  • La quantité des plats de pâtes
  • Quelques soucis à la réservation
  • Le quartier peu accueillant

DOLCE ITALIA

42 rue de Benfeld
67100 Strasbourg
03 88 84 55 01

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Horaires d’ouverture : le lundi de 10h à 14h
Du mardi au vendredi de 10h à 14h et de 19h à 22h30
Le samedi de 19h à 22h30


4 COMMENTAIRES

  1. je comprend pas ce « quartier pas accueillant » c’est un coin calme et résidentiel du neudorf, je trouve ça bien au contraire plus accueillant que la grand rue 🙂 au contraire la prise de risque d’être dans un quartier un peu oublié des commerçant devrait être une force

  2. Le quartier peu accueillant… Oui on est dans une petite rue de Neudorf , une rue résidentielle, mais de la a dire peu accueillant…
    Sinon oui le resto est vraiment délicieux, j’adore leurs pizzas

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