En 2007, le concept d’escape game naissait au Japon. Le principe ? Une équipe de joueurs est enfermée dans une salle décorée en fonction d’un scénario (braquage de banque ou encore évasion de prison) et dispose d’une heure pour en sortir, en résolvant des énigmes toutes plus alambiquées les unes que les autres… Exporté en France en 2013, le concept s’est rapidement imposé comme un loisir de choix, puisqu’on compte aujourd’hui plus de 300 enseignes françaises d’escape games ! Un développement express dont a bénéficié Strasbourg, où on trouve 4 enseignes au centre-ville. Parmi elles, nous avions efficacement chassé les fantômes de The Little Red Door et un tantinet moins efficacement contenu le virus mortel de Dooz Escape… En gros on avait condamné l’humanité toute entière à disparaître. Déso. Pour se rattraper, on a essayé de choper l’héritage de Tata Ernestine chez Escape Yourself Strasbourg ! Et on a vraiment presque très bien réussi…

Escape Yourself Strasbourg, c’est l’un des 14 sites de la franchise française du même nom. Aux commandes du lieu strasbourgeois situé près des Halles, on trouve Muriel et Karim, un couple d’opticiens qui voulaient passer du commerce au loisir : « On était en recherche d’un nouveau projet à développer et c’est en voyant une émission sur les escape games qu’on a été inspirés tous les deux. » Après avoir englouti tous les contenus possibles et imaginables sur ce concept et testé un nombre incalculable de salles en France et ailleurs, le couple est allé solliciter la franchise Escape Yourself pour se lancer : « On a choisi Strasbourg parce que c’est une grande ville, idéale pour commencer. Mais on a déjà envie de se développer dans d’autres coins ! » Après quelques mois de travaux, réalisés avec le petit frère de Muriel et le meilleur ami de Karim, le couple a donc ouvert son entreprise familiale le 21 mars 2017 ; il ne nous restait plus qu’à le tester pour vous…

  • LE TEST (musique haletante de suspense insoutenable)

Avant :

Au commencement était la peur. Sur les cinq membres de la tribu Pokaa, trois avaient déjà fait l’expérience de deux à six escape games… Et deux, dont l’auteure de cet article, ne s’y étaient jamais confrontés… Devant le local d’Escape Yourself, l’ambiance dans les rangs de la tribu Pokaa était donc semblable à une mi-molle : l’excitation était perceptible, mais pas franchement impressionnante ! Avec mon acolyte novice en escape games, on se posait un millier de questions : allait-on être utiles à nos collègues expérimentés ou allait-on exposer la faiblesse de notre logique à notre employeur ? Allions-nous contribuer à battre le record de la salle choisie (47 minutes pour le Manoir d’Ernestine !) ou allions-nous être réduits au rang de spectateurs aux côtés de nos amis fins stratèges ? Est-ce que la maison hantée de Tata Ernestine est VRAIMENT hantée ? Et la pièce fermée VRAIMENT fermée ?

Heureusement le speech d’accueil de Muriel et Karim balaye toutes nos angoisses de petits écoliers choisis en dernier par les chefs d’équipe en cours de sport ! Non, personne ne sera laissé sur le carreau, car un escape game ne se résout que grâce à la cohésion d’équipe, et oui, la salle est vraiment fermée, mais elle peut ne pas l’être si c’est une source de stress ! Quant à la difficulté, elle est estimée à 3,5 sur une échelle de 5 points, et des indices nous seront délivrés par les maîtres du jeu sur un écran placé dans la salle en cas de blocages : leur but est le même que celui des participants, l’amusement. Et c’est ainsi rassurée que la tribu Pokaa est entrée dans la salle correspondant au Manoir d’Ernestine (on ne nous a pas confirmé que la maison hantée n’était pas VRAIMENT hantée donc bon, le chill était relatif, on ne va pas se mentir).

Pendant :

Tout l’intérêt d’un escape game reposant sur la résolution d’énigmes, il nous est impossible de vous faire le récit complet de notre expérience. On a retourné la salle, on a bloqué pour se lancer, on s’est envolés grâce aux indices de Muriel et Karim, et puis, dans les dernières minutes, on a commis une erreur… Et on n’a pas pu obtenir la clé après avoir résolu toutes les énigmes de l’escape game correctement et dans les temps. Le seum était palpable, oui.

Après :

L’expérience de l’escape-game en soi :
Malgré cette petite déception dont nous sommes les seuls responsables, la journée qui suit l’escape game est une bonne journée, parce qu’on n’est plus seulement des collègues mais des frères à la vie à la mort, et ouais… Après avoir passé une heure enfermés ensemble, à collaborer de concert afin d’atteindre un but commun, à envisager toutes les possibilités et donc à considérer les idées de chacun comme une solution potentielle on ne fait plus qu’un face aux difficultés finalement bien simplettes de la vie quotidienne. Mon acolyte novice en escape game et moi on n’a qu’une hâte : renouveler l’expérience dans l’un des trois autres escape games strasbourgeois !

Notre avis sur Escape Yourself Strasbourg :
Si on a été séduits par notre première expérience, et si les membres plus expérimentés de la tribu Pokaa ne se sont pas ennuyés, c’est grâce à la qualité du jeu proposé par Muriel et Karim à Escape Yourself Strasbourg… Peut-être trop élevée, puisque nous avons eu besoin d’indices pour savoir par quel bout commencer une fois que nous avions rassemblé les très nombreux objets nécessaires pour résoudre les énigmes ! La qualité du jeu est aussi servie par un décor soigné, quoiqu’on ait été un peu surpris d’interagir avec des objets modernes dans ce manoir d’époque victorienne, des détails minimes qui nous ont ramené à la réalité, sans que cela ne vienne gâcher notre expérience… On a d’ailleurs apprécié les interactions originales que l’on a été amenés à avoir avec certains de ces éléments de décor mais chut, un mot de plus et on vous gâche le plaisir de les découvrir par vous-mêmes ! En bref, pour un escape game qui n’a même pas un an, Escape Yourself place la barre assez haut… Et on a hâte de l’évolution de la proposition déjà élevée de Muriel et Karim !

Escape Yourself Strasbourg
www.escapeyourselfstrasbourg.fr/
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