Au Caillou, la salle s’appelle Maxime et la cuisine s’appelle Célia. Le premier vous accueillera d’un grand sourire et la deuxième vous mitonnera de délicieux plats avec amour et dextérité.

Unis dans la vie et issus de l’hôtellerie-restauration, leur parcours étaient faits jusque là de riches expériences à travers le globe. La Corse, l’Espagne… Ils y ont travaillé et ils les ont aimées. Cette influence venant du Sud se perçoit très nettement, dans la cuisine, sur les photos et dans la déco.

► Ce que vous aimez à Strasbourg ?

Célia : Ce compromis entre une grande ville où il se passe beaucoup de choses et cette proximité que l’on peut avoir avec les gens. On est pas anonymes à Strasbourg. On connait vite du monde, il y a de l’échange. De l’entraide même je dois dire (en tout cas dans les métiers de la restauration).
Je ne me voyais de toute façon pas ailleurs qu’à Strasbourg pour ouvrir le restaurant.

Et puis c’est beau et paisible comme ville.
J’adore la Petite France et les Quais Finkwiller au niveau de l’architecture et de l’ambiance générale.
Dans cette même zone, j’aime m’installer sur la terrasse de la Corde à linge, malgré le fait que ce soit une grosse machine, on s’y sent bien. Benjamin Zix, La place sur laquelle se trouve le restaurant est une des plus belles places de Strasbourg.

Maxime : Oui… C’est pour moi la plus belle place de la ville. Quand j’étais gamin, ma mère m’emmenait là-bas manger des glaces. Alors travailler là-bas il y a 9 ans, c’était un premier kiff dans ma vie de restaurateur.

Sinon, pour nommer quelques adresses que nous aimons : Vince Stub, pour un des meilleurs rapport qualité-prix de Strasbourg et puis c’est un monstre le mec, Vincent.

Pour boire des verres, le Fat Black et Chez Rico. The place to be pour les gens de la restauration.
Et puis Maman, on ne s’en lasse jamais : la cathédrale.
Dès que je passe à côté elle me fait toujours le même effet.

Le développement du street art (grâce à la Popartiserie, au Graffalgar et à tous les artistes locaux) est aussi une belle réussite pour la ville.

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► Ce qu’il vous manque/énerve à Stras ?

Célia : Je trouve que ça manque sérieusement de variété d’adresses où sortir. On fait souvent le tour, on bouge dans les mêmes endroits. Ça manque d’endroits où il y a de la musique, ça manque d’animations dans les rues.
Il manque aussi des choses ouvertes dimanche/lundi, des bars, des restaurants, des cafés concerts…

Maxime : Ouais, je rejoins un peu Célia là-dessus. Après je pense vraiment que le problème de Strasbourg c’est quelle n’a pas de quartier vraiment reconnu comme quartier festif. On a pas de rue de la soif. Il n’y a pas un quartier où tu marches et où tu tombes sur pleins de gens. Les endroits sont éparpillés dans toute la ville.
Après en journée on a vraiment pas à se plaindre, il y a de quoi faire.

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► Comment voyez-vous Strasbourg dans 3 ans ?

Maxime : Complètement piéton, ou à majorité en tout cas. Ce serait une bonne chose.

Après dans 3 ans… Tu vois, depuis que je suis petit j’ai déjà vu beaucoup de transformations, dans l’urbanisme mais aussi les mentalités. Ça devrait continuer dans ce sens avec la nouvelle dynamique qui a lieu depuis maintenant quelques années : plus d’animations, plus de commerces originaux, plus d’envie de faire vivre la ville.

Célia : J’ai un peu du mal à répondre à cette question. Parce qu’il y a d’une part ce que j’aimerais que Strasbourg soit dans 3 ans, et il y a réellement vers quoi on va. Et je t’avoue que j’ai tellement la tête dans la guidon (depuis le restaurant) que à tort je ne sais pas trop quelles sont les tendances et ce vers quoi on va.

Après le développement des zones piétonnes, oui, ce sera un plus pour la qualité de vie des habitants mais aussi pour les commerçants.

► Un peu plus léger : c’est quoi votre musique du moment ?

Célia & Max : On a découvert il y a pas longtemps un mec qu’on adore. Ça s’appelle Solomun et c’est un peu electro-house. Un set toune en boucle dans nos oreilles en ce moment : la boiler room à Tulum.

Pour te mettre dans l’ambiance, tu fais du ménage, tu t’réveilles avec, tu fais d’la mise en place et tu te couches avec, c’est splendide !

Ça dure 1h40 mais c’est juste voilààà… Même au boulot en ce moment, on se le passe en boucle, les apprentis n’ont pas le choix, ils l’entendent toute la journée.

► Vos actus du moment ?

Changement de carte bientôt. C’est fréquent chez nous mais voilà, arriver sur une carte de saison qui tiendra un peu plus chaud aux estomacs. Des choses un peu moins estivales que la dernière. Moins de poissons en filets au sauces vierges, de tartares, de salades, etc… On va commencer a prendre des forces pour l’hiver. Des choses plus cuisinées, plus chaleureuses.

Vous pouvez suivre Célia et Max et leur restaurant le Caillou sur les réseaux pour ne rien manquer de leurs actus :

« Génération Strasbourg » : comprendre la démarche en cliquant ici.

Photographie : Maria Fernandes
Texte : Vivien Latuner

2 COMMENTAIRES

  1. Merci pour cet article, par contre, je trouve vraiment ironique la réponse à la question ce qui énerve à strass, car leur restaurant est fermé le dimanche et le lundi, donc pourquoi exiger quelque chose qu’eux mêmes ne proposent pas.

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