En poussant la porte du Quai Crêp’art, on est chaleureusement accueilli par Éric, le gérant du restaurant, et David, « apprenti » crêpier.
Ça sent le caramel au beurre salé maison et le cidre doux à plein nez.  

Issu d’une famille de restaurateurs, la cuisine est un milieu qui l’a toujours intrigué. Après un Bac Pro Cuisine et de nombreuses expériences dans des restos strasbourgeois, il fait un tour de France le temps d’un été, pour découvrir la gastronomie et le break dance, ses deux passions. 

En passant par la Bretagne, David tombe amoureux des crêpes.
Ça tombe bien, quelques mois après, il trouve une offre pour travailler au Quai Crêp’art. Une crêperie bretonne, une vraie de vraie, ouverte il y a 6 ans par Éric, un Breton pure souche (qui fait lui-même son caramel au beurre salé, une bombe calorique !)

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4 mois se sont écoulés depuis et une véritable relation de confiance s’est établie, où écoute et compréhension sont les mots clés. David en a conscience, « tout le monde n’a pas cette chance ». 

Car malgré sa jeune expérience en restauration, Éric lui a confié dès le début les clés de sa boutique et lui a donné carte blanche sur le menu. Il propose alors de mettre à l’ardoise des suggestions qui changent tous les mois, en accord avec leurs envies et les saisons.

Le choix est très vaste, en salé comme en sucré : il y a bien entendu les classiques, mais aussi une à la fondue de poireaux et noix de Saint-Jacques ou bien aux choux rouges et  Les prix sont petits et les crêpes ultra garnies !

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Et surtout, Éric est flexible. Entre deux services, 20 crêpes et la gestion des stocks, David enchaîne. Tous les jours, c’est séance d’étirements, entraînements et quelques running de confort pour se maintenir en forme. Tu l’auras compris, il ne s’arrête jamais. #PaslTempsdNiaiser

Depuis 7 ans maintenant, David pratique le break dance. Et désormais, il ne peut plus s’en passer. Plus qu’un sport, c’est avant tout une passion. Une sensation de liberté inexplicable. Même s’il ne connaît pas les danseurs en face de lui, il sait qu’ils partagent le même amour pour la danse. Et ça, ça n’a pas de prix.

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Dès qu’il en a l’opportunité et que son travail le lui permet, il s’envole à la conquête du monde avec ses deux crews, WBB et Toxic.
Paris, Lille, Barcelone, Slovaquie, Allemagne… Ensemble, ils parcourent monts et merveilles à la recherche de contests. Un programme bien rempli et des yeux remplis d’étoiles et d’ambition.

► Qu’est-ce que tu aimes à Strasbourg ? N’aimes pas ? 

Strasbourg dégage une énergie particulière. Des ondes positives.
J’ai grandi ici et même si j’adore bouger, je reviens toujours. C’est ma base. Quand je suis là, je suis heureux.

J’aime la rue des Grandes Arcades, il y a souvent des artistes qui viennent pour partager ce qu’ils font. J’aime les bus de nuit parce qu’ils me ramènent toujours à la maison. Et j’aime aussi les évènements comme le NL Contest.  

Par contre je ne suis ni fan de la choucroute, ni de la météo à Strasbourg. Il fait beaucoup trop froid pour moi.

► Quels sont tes repères ici ?

Je suis né à Cronenbourg. C’est ce qui a inspiré mon nom de break danceur « Cro ». C’est important pour moi de me rappeler d’où je viens.
Je n’ai pas de repères à proprement parler. Peut-être le toit du parking vers la gare, ma salle d’entrainement à Lingolsheim et mon école primaire.

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► Ta musique du moment ?

J’écoute beaucoup de musique latino et de salsa.
Mon coup de coeur, c’est Tamacun de Rodriguo y Gabriela. Nujabes aussi.

► Comment tu te vois dans 3 ans ? Et Strasbourg ? 

Je pense que Strasbourg ne va pas bouger d’un poil, dans le sens où cette ville ne manque de rien. Il y a tout ce qu’il faut : des cinés, plein de bars et de restos, des complexes sportifs, des musées, la campagne juste à côté. Ça manque seulement d’endroits ouverts 24/24H.

Me concernant, je ne peux pas le dire pour l’instant… En Italie peut-être, ou bien aux États-Unis. J’ai envie de continuer à voyager, à découvrir le monde à travers mes deux passions que sont la cuisine et le break dance. Donc on verra bien. Comme on dit « qui vivra verra ». 

LE QUAI CRÊP’ART

9, quai de Turckheim
67000 Strasbourg

Horaires : Du mardi au samedi : 12h00 – 14h00 / 19h00 – 22h00
Et exclusivement en décembre les dimanches midis et lundis soirs

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« Génération Strasbourg » : comprendre la démarche en cliquant ici.

Texte et photographies : Hélène Berrier

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Hélène Berrier
Food trotteuse en herbe / Gourmande avérée / Aventurière avertie / Amoureuse de la vie

1 commentaire

  1. C’est le dernier article promis, après j’arrête le harcèlement, mais quand on a un manque aussi ahurissant de maîtrise de l’orthographe je crois qu’il faut que l’on s’abstienne d’écrire ou alors se faire relire !
    « la cuisine est un milieu qui l’a toujours intrigué » et non pas « intriguée » (c’est un homme!), « un Breton pure souche » et non pas « breton » (nom gentilé), « entraînements et quelques runnings » et non pas « entrainements et quelques running » (deux en une!), « il connaît » et non pas « il connait », « son travail le lui permet » et non pas « lui permet » (argot oral), « j’ai grandi ici » et non pas « j’ai grandis », « je n’ai pas de repères à proprement parler » et non pas « à proprement parlé », « beaucoup de musique latino » et non pas « musiques latino », « plein de bars et de restos » et non pas « pleins de bars etc »…

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