Revenu passer quelques jours dans son Alsace natale, on a sauté sur l’occasion pour rencontrer Quentin, néo-expat barcelonais et cocréateur du restaurant Les Frenchies Brothers. 

Pour ce portrait, on a voulu vous faire voyager et s’intéresser à un jeune strasbourgeois, qui se sort les doigts, mais à l’étranger. Il s’agit de Quentin, jeune entrepreneur de 22 ans. 
Un peu surprise en l’apercevant (un petit bout d’homme looké de la tête aux pieds), je l’ai encore plus été en échangeant avec lui autour d’un café latte.

Bourré de motivation et de détermination, ce dernier a pris la poudre d’escampette il y a quelques mois afin de s’installer sur la côte espagnole. Au programme : cocotiers, cocktails et farniente ? Loin de là !

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Avec un de ses amis d’enfance, Jérémy, ils se sont lancés un défi. Celui de faire des flammenkueches à Barcelone la jolie. Easy ? En faire à Strasbourg oui, c’est comme les tapas en Espagne. Mais les exporter dans un autre pays, c’est une autre story ! Et ça a l’air de plutôt bien marcher (normal, on est les meilleurs ! #alsacienneetfièredelêtre).

C’est à travers un concept de restauration rapide branché, basé sur la convivialité, avec des produits frais et un service de qualité, que nos deux acolytes ont créé les Frenchies Brothers.

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► Comment vois-tu Strasbourg, maintenant que tu n’y habites plus ? 

C’est une ville « complète » et tranquille. D’un côté, il y a l’authenticité, avec un centre historique très bien conservé. De l’autre côté, hyper dynamique. Avant que je parte, je voyais déjà pleins de nouveaux endroits voir le jour : des shops, des restos, des bars… Strasbourg bouge à fond ! Et puis, il y a la gastronomie… (des étoiles sont apparues dans ses yeux).

En Espagne, les gens parlent super fort. Ils sont beaucoup plus démonstratifs. Par contre le cadre de vie et le climat là-bas sont dingues ! Il y a la plage et le soleil quasi toute l’année. Je déteste le froid. Quand j’habitais ici, j’aurai pu hiberner tout l’hiver.

Il faudrait mixer les deux pour avoir une ville parfaite : le cadre de vie de Barcelone avec la bouffe française et la mentalité d’ici !

► Quel endroit te manque le plus ?

Je dirais l’Orangerie. Quand je cherchais un peu de calme, c’est là-bas que j’allais me retrancher. L’avantage c’est que ce n’est pas trop loin du centre et en même temps tu peux vraiment faire un break avec la ville.

► Ta musique du moment ? 

J’écoute en boucle Jungle de Petit Biscuit.

J’aime beaucoup les musiques instrumentales, qui dégagent de l’émotion et me font vibrer.

Si tu avais une journée devant toi à Strasbourg, qu’est-ce que tu ferais ?

Je me ferai un bon plat de pâtes chez l’italien Papa Ciccio à Schilti. J’y allais souvent le midi en sortant de cours. Ça ne paye pas trop de mine mais c’est simple et efficace !

J’enchainerai avec un p’tit canard laqué au Grand Shanghai (42 rue du Vieux Marché aux Vins) et je finirai par un (voire deux) choux au citron au Macaron d’Elisabeth (qu’on est allés tester histoire de vérifier. Résultat : une explosion de saveurs, d’amour et de sucre en une bouchée. Je valide). Et histoire de digérer tout ça tranquillement, j’irai au ciné pour regarder un film en français ou en VOST ! Ça me manque pas mal à Barcelone…

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► Des bons plans food à partager sur Barca ?

El Nacional, el mercado de la Boqueria (une institution sur la Ramblas mais on ne s’en lasse pas), le Belushi’s et pour finir, le Pirineus. Un resto familial typique qui fait une paëlla à tomber par terre…

Si l’envie vous prend d’aller manger des tartes flambées à Barcelona, c’est par ici :

« Génération Strasbourg » : comprendre la démarche en cliquant ici.

Photographie : Maria Fernandes
Texte : Hélène Berrier

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