Samedi dernier, pendant que tu te goinfrais sans pression de pommes bio ou de burgers végé, je faisais l’expérience d’un sport cocasse qui casse des dents et qui kick des ass. Et oui, pour toi ami(e)s strasbourgeois(e)s, la grande reporter de l’extrême que je suis (auto-proclamée TMTC) s’est infiltrée dans un cours de… Krav Maga. Kravmakouaaa ? Keskecékesaenkor ? Easy peasy l’ami, je vais tout t’expliquer.

Moi aussi, avant d’assister à la séance de samedi, quand on me disait « Krav Maga » je répondais « à tes souhaits ». Du coup, avant d’entrer dans l’arène, je suis quand même allé faire un petit tour sur le world wide web pour savoir un peu où j’allais mettre les pieds. J’ai donc découvert que le Krav Maga est une discipline qui a été fondée par un certain Imi Lichtenfeld et que c’est « une méthode d’autodéfense d’origine israélo-tchécoslovaque combinant des techniques provenant de la boxe, du muay-thaï, du judo, du ju-jitsu et de la lutte.«  C’est également le style de combat utilisé entre autre par les agents du Mossad, le service secret israélien. Concrètement, à ce stade, pour moi le Krav Maga ça ressemblait plus ou moins à ça :

Pour la petite histoire, le pionnier du Krav Maga en France s’appelle Richard Douieb : il a été nommé représentant officiel de la discipline en Europe par Imi Lichtenfeld en personne et il est aujourd’hui le président de la Fédération Européenne de Krav Maga.

Bref, avec toutes ces infos, autant vous dire que j’étais pas HYPER sereine en prenant le tram jusqu’au centre sportif de l’Esplanade, d’autant plus que mon premier contact avec Gilles, instructeur et fondateur de l’Association Strasbourgeoise de Krav Maga (ASKM), se résumait à : « bon, vu qu’on va se mettre sur gueule, on va peut être commencer par se tutoyer, non ? ». Voilà voilà. Et même si Gilles a un cœur aussi gros que ses biscoteaux, il est quand même très grand, très costaud et accessoirement, il a suivi un entraînement intensif de Krav Maga en Israël avant d’ouvrir, en 1997, le tout premier club de la région Alsace. Bref, une fois ce cadre posé et après un rapide coup de fil à ma famille pour leur faire mes adieux, j’ai enfilé ma tenue et j’ai rejoint le groupe dans la salle.

Plusieurs choses m’ont tout de suite frappées en arrivant : les poings de mes nouveaux camarades, déjà, j’y reviendrais, mais surtout le nombre de personnes présentes. Je ne m’attendais pas du tout à voir autant de gens motivés à transpirer collectivement, un samedi, entre midi et deux. Du coup, première conclusion : le Krav Maga, ça rameute les foules ! D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que l’ASKM comptabilise chaque année entre 400 et 450 membres inscrits, ce qui en fait l’un des plus gros club d’Europe.

Deuxième constat : les sportifs présents étaient tous très différents. Il y avait des garçons, des filles, des moins de 18 ans, des plus de 40 ans et même les couleurs des ceintures qui définissent les niveaux techniques (jaunes, oranges, vertes, bleues, marrons et noires) étaient très hétérogènes. J’ai même pu m’associer à d’autres débutants qui, comme moi, étaient prêts à courageusement mordre la poussière. Tout ça m’amène donc à ma deuxième conclusion : le Krav Maga, c’est vraiment ouvert à tout le monde !

Je vais vous épargner les détails – et je vais surtout éviter de vous parler de la salle qui s’est progressivement transformée en sauna de transpi au fur et à mesure des exercices – mais voici en gros comment j’ai vécu les deux heures qui ont suivi : échauffement, transpi, exercices coups de pieds, découverte du mot « deltoïde« , transpi, exercices coups de poings, pause hydratation, transpi, découverte de nouveaux muscles dont j’ignorais l’existence, transpi, mise en situation de défense, transpi, combat avec gants de boxe, transpi, découverte de nouveaux os dont j’ignorais l’existence, transpi, RIP mon muscle deltoïde, transpi, séries de pompes.

Et si vous le permettez, je vais m’arrêter deux secondes sur ce dernier point parce que, vraiment, toutes les personnes qui ont réussi à tenir le rythme de ces 10 séries de 10 pompes seront éternellement des héros à mes yeux <3. Personnellement, après 20 pompes, j’avais envie de mourir. Je vois bien que vous êtes en train de me jugez là, derrière vos écrans mais 1) j’ai autant de force dans les bras qu’un coton-tige et 2) croyez-moi, vous n’auriez pas fait les malins non plus. Tout ça pour dire que, conclusion 3 : le Krav Maga, c’est vraiment, vraiment physique. D’ailleurs, c’est précisément la raison pour laquelle Alexia, Clément ou encore Pascale, les élèves qui ont accompagnés mon initiation avec beaucoup de bienveillance, viennent ici toutes les semaines : pour apprendre à se défendre, certes, mais surtout pour se défouler à fond !

La souffrance : allégorie

Résultat, c’est avec trois kilos de sueur en moins et une dizaine de bleus en plus que j’ai terminé cette initiation, fatiguée mais très contente de l’expérience. Même si il me reste encore pas mal de taff pour devenir the Devil of Stras-City (#lifegoal) et protéger la ville des méchants qui traînent dans nos rues (la meuf s’y croit trop), j’ai beaucoup aimé découvrir cette discipline qui m’a paru très complète et qui, en plus de l’ambiance Fight Club, m’a semblé vraiment respectueuse des valeurs auxquelles je crois (bienveillance pour tous). En plus, apprendre les techniques et les mouvements qui peuvent concrètement aider à se défendre en cas d’agression, c’est quand même un sentiment plutôt sympa. Bref, conclusion 4 : le Krav Maga, c’est très cool !

Et en exclu totale, un aperçu de l’entraînement intensif du futur « Devil of Stras-City » #troptroptropbelle

Mais j’aurais beau t’écrire un roman pour te raconter dans les moindres détails ce reportage de l’extrême, je reste persuadée qu’il n’y a rien de mieux pour partager une expérience que d’inviter les autres à aller la vivre par eux-même. Alors, tu viens ? 🙂


ASSOCIATION STRASBOURGEOISE DE KRAV MAGA (ASKM)

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Coraline Lafon
Mes potes pensent que ma passion pour les licornes mériterait l'intervention de l'équipe de Confession Intime.

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