L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. En abuser c’est prendre le risque de vomir sur les pieds de la personne que vous courtisez.

Il est 7h18. Le réveil sonne. J’ai beau être matinal, j’ai mal.
D’autant plus que ce matin, je vais déguster de la bière fraîchement brassée. Moi qui suis toujours enthousiaste à l’idée de picoler, cette fois-ci, ça ne me fait pas trop rigoler. 

La tête dans le guidon, je prends la route pour me prendre une taulée. Retour sur une expérience (un petit peu) arrosée.

Tous les matins, Michel et Jacquie Laurent se lèvent à 5h du mat’. Et tous les jours, c’est le même programme, enfin presque. Car chaque bière a son caractère et ne se laisse pas faire (petite coquine va !).

En fonction des saisons et des produits utilisés (houblon, malt et levure), le rendu final peut varier. La levure peut être « attaquée » par des bactéries ou se prendre un coup de chaud. La qualité des céréales dépend des années. Bref, tous les jours, c’est une nouvelle aventure houblonnée.

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Après un rapide café au lait, direction la production. On assiste à l’empâtage, première étape du brassage. Dans une grande cuve en cuivre, le malt préalablement concassé trempe dans de l’eau à 75° pendant 1 à 2 heures. Au Brasseur, c’est la technique d’infusion mono-pallier à chauffage direct qui est utilisé, technique la plus prisée.

Gaiement, nous mettons la main à la pâte (enfin on n’a pas mis nos mains directement dedans hein) pour touiller la maïsche. Vapeur et chaleur dans nos coeurs.

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Michel prend le temps de nous expliquer tout le process. Après le brassage, faisons place à la filtration (séparation des résidus de malt et de l’eau pour obtenir le « moût »), qui sera ensuite cuit, puis refroidit.

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La dernière step est la fermentation. Le moût est mélangé à une levure. Au Brasseur, ils en utilisent une, spécialement conçue pour leurs bières par un professeur Belge.

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Il est 10h (la sonnette retentit). Fini le cours de physique-chimie. Les bières sont en train de fermenter. Et nous, on commence à être sévèrement déshydraté. Ça tombe bien, la dégustation ne va pas tarder.

Michel nous apporte le malt utilisé pour la fabrication des différentes bières, plus ou moins torréfié en fonction du résultat attendu. Celui de la blanche est doux et sucré, alors que celui de la brune a plus un goût de café.

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Un par un, les verres remplis de bière s’accumulent sur notre tablée, accompagnées de quelques tartes flambées.
Au total, on en a goûté 5 : une blanche, une blonde, une ambrée, une brune et une bière de Noël (il en faut pour tous les goûts). Chacune a ses spécificités, variant selon la torréfaction du malt et de la quantité de houblon.

On ressort du Brasseur un peu pompettes. La tarte flambée n’a pas tout imbibé. Et la journée ne fait que commencer… Mais étonnement, boire de la bière de bon matin, ça fait du bien !

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Quelques chiffres de consommation au Brasseur (à consommer sans modération): 

  • En septembre, 1 tank de blonde a été écoulé tous les 2 jours (soit une quarantaine de fûts)
  • 160 000 litres de bières sont bus par an
  • 4 brassins (tank) par semaine sont produits en moyenne
  • 6 000 bouteilles par an sont remplies, par une seule et même machine

Merci à l’équipe du Brasseur pour l’accueil et la dégustation ! 

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Texte et photos : Olivia & Hélène

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