En ces temps à l’actualité mouvementée, je vous propose de m’accompagner lors du concert de la plus douce découverte musicale que j’ai pu faire durant ces dernier mois. Ils sont jeunes, deux, amoureux, ils sont passés sur Quotidien il y a peu et ils étaient à la Laiterie vendredi dernier pour leur tout premier concert à Strasbourg.

Leur nom : The Pirouettes. Une fille et un garçon, Vicky et Léo, venus tout droit de la capitale, nous apportant des sonorités coincées et épanouies entres deux temps. The Pirouettes, c’est de l’électro-pop française qui parle de triangles amoureux, de rencontres nocturnes, de sexe, de complicité, qui s’inspire de leur amour pour composer des titres parlant à la jeunesse d’aujourd’hui. Une musique aux allures 80’s dans la lignée de La Femme ou encore du groupe Paradis.

Arrivée seule et un peu en avance dans la petite salle du Club de la Laiterie, comme on arrive à un rendez-vous galant, je m’apprête à passer la soirée uniquement accompagnée de mon appareil photo. Le temps de prendre une bière au bar et je croise par hasard la route de la personne qui m’a justement fait découvrir le groupe de ce soir. Le reste du monde attendant avec nous m’a l’air de se situer dans la vingtaine, des tenues 90’s, des franges courtes, des grandes lunettes, des paillettes. Ici, c’est sûr, on est venu pour s’évader un bon coup.

La première partie fait son entrée. Il s’agit du groupe Minou, un duo fonctionnant sur une dynamique semblable à celle de The Pirouettes, en plus rock peut-être. Un couple de musiciens touche-à-tout venu pour renouveler la pop française. Ils sont à la fois doux et pleins d’énergie.

Sabine et ses airs de poupée fatale, Pierre et sa voix suave, le public accroche, chauffe, on est prêt. La première parti se termine dans l’enthousiasme, j’en profite alors pour me frayer un chemin vers le devant de la fausse. Miracle, je parviens au plus près de la scène afin d’y prendre quelques photos durant le concert, au grand regret de mes voisins que je prive alors d’un peu d’espace. Mais l’amertume de mon forçage ne dure pas bien longtemps, le concert commence, Léo et Vicky entrent sur scène accompagnés d’un guitariste et d’un batteur. J’entend ça et là derrière moi des « Ils sont beaux !», et c’est bien vrai. Le concert commence fort avec l’une des chansons de leur dernier album Carrément Carrément.

Le couple joue, danse, rit, s’amuse, l’un avec l’autre mais surtout avec le public. Ils transpirent l’envie de partager leur amour de la musique. La soirée se poursuit sans perdre en intensité. L’ambiance est chaleureuse et colorée. Je ne parviens pas à ôter mon objectif du visage doux, froid, et espiègle à la fois de Victoria, qui nous hypnotise avec sa voix feutrée et son synthé. Léo sautille sur place, sur son clavier et sur ses Pad. Le public chante à l’unisson dans une symbiose sublime. Après deux rappels, une levée de flash de téléphones portables et des étoiles pleins les yeux, le concert se termine. Il est maintenant l’heure d’aller se procurer leur vinyle en toute bonne groupie et de leur glisser un petit mot gentil.

À l’écoute de leur album il y a quelques mois, il m’était difficile de m’imaginer ce que pouvait donner leur style parfois très tranquille et vaporeux sur scène. Je peux maintenant vous assurer qu’ils savent très bien faire bouger leur public tout en les faisant rêver. La scène offrait également à voir de beaux tableaux avec des couleurs tantôt kitsch, tantôt célestes mais surtout très flashy. Je n’en attendais pas moins de la part d’artistes complets prenant également le temps de peaufiner l’image qui tourne autour de leur album avec des clips et des artwork superbes. Prenez donc le temps de les écouter, ils sauront vous transporter.

INÈS BANZET

Inès, cliché de l’étudiante en art, apprentie actrice de la vie.

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