Par un midi ensoleillé, on a décidé d’aller tester la brasserie Debus à Schiltigheim. Cela faisait un moment qu’on en entendait parler, mais à chaque fois, on repoussait l’échéance, car vous comprenez, « Schilick, ce n’est pas la porte d’à côté ». 

Et bien figurez-vous que si !
À quelques minutes du centre de Strasbourg (que ce soit à pieds, à moto, à bicyclette ou en auto), se trouve cette commune en vogue depuis quelques années. Des ruelles animées, des arbres fleuris, de jolis boutiques de part et d’autre de la rue principale et quelques travaux qui font que ça bouchonne un peu (beaucoup).

Mais on y fait vite abstraction. Le soleil est à son apogée. Il fait beau et chaud. On ne pense qu’à une chose : s’installer en terrasse, se dorer la pilule et boire une petite binouse pépouse. Ça tombe bien, ils ont une terrasse. Non, que dis-je, deux ! Alors allons en profiter.

On arrive sur une petite place piétonne et on se retrouve nez à nez avec une grande bâtisse alsacienne, où sont mêlées poutres en bois apparentes et structures métalliques. C’est étonnant mais original. Et on n’est pas au bout de nos surprises.

La brasserie Michel Debus a été entièrement rénovée il y a un peu plus d’un an. Dans ce bâtiment, se trouve le restaurant et la brasserie Storig, où est brassée une bière artisanale, fabriquée selon des recettes ancestrales et inspirée d’une tradition régionale, d’un héritage culturel. 6 bières sont produites toute l’année, ce sont les « permanentes », telles que la STORIG, une blonde ALE, la Bavarde, une ambrée, ou encore la Girig, une blanche. D’autres viennent s’ajouter à la carte et changent au gré des saisons. (Si vous souhaitez en savoir davantage sur l’histoire de la brasserie, cliquez ici).

À peine a-t-on eu le temps de mettre un pied dans l’entrée principale, qu’une forte odeur de houblons pénètrent dans nos naseaux. Pas de doute, on est bien dans une brasserie. D’un côté, trois énormes cuves en cuivre sont entreposées et préparent de délicieux breuvages ; de l’autre, un long comptoir sur lequel sont rangées des centaines de verres à bière.

On continue notre chemin tout droit vers le restaurant, tout en étant absorbé par les saucissons et les bretzels disposés sur le comptoir (ON A FAIMMMM !). On est accueilli par une des serveuses qui nous demande gentiment de la suivre.

Quelques pas plus tard, nous voilà dans la salle principale, immense et décorée de manière moderne et épurée. Un tronc d’arbre, des fûts de bière, du bois clair, des conduits en cuivre rappelants les cuves de la brasserie, des milliers de petites ampoules suspendues. À gauche, des grandes tables hautes en bois, du type « Stammtisch » (tablée conviviale champêtre), avec des tabourets.

Dans le reste de la pièce, des dizaines de banquettes, des petites tables pour 2 ou 4 personnes. C’est cosy et très chaleureux. Que vous soyez avec un groupe d’amis le soir, ou bien en repas d’affaire le midi, vous trouverez votre bonheur. 

On est installé à une table en terrasse. Juste à côté en contrebas, un Biergarten où se trouve une dizaine de tables « Stammtisch », qui s’animent uniquement le week-end. Le cadre est paradisiaque. On est au calme, avec une vue sur un parc.

Bon assez pinaillé, passons à l’essentiel. Qu’est-ce qu’on se met sous la dent ? 

Il n’y a pas à chipoter. Leur spécialité, c’est la viande maturée. De la Salers, de la Rouge des près, de l’Herdshire ou de la Normande. En faux-filet, côte de boeuf ou en filet de 250 g. Il y a de quoi faire pour se remplir la panse !

Mais rassurez-vous, ce n’est pas tout. Car on n’a pas tous envie de s’enfiler 1 kg de barbac le midi. Pour cela, ils ont aussi une carte, avec les classiques d’une brasserie alsacienne, mais revisitées.
En entrées : persillé de volaille jaune d’Alsace comme un presskopf à la bière « STORIG », le feuilleté d’escargots, une planchette de charcuterie à partager. En plat : une choucroute cuisinée à la bière « STORIG », du jarret de porcelet laqué à la bière et salade de pomme de terre, la fameuse ballotine de veau au Comté façon cordon bleu.

Deux ardoises sont également proposées. Une avec une formule du jour : entrée/plat pour seulement 11,50 € et le dessert à 3 €. L’autre avec des suggestions qui varient toutes les semaines, au gré des saisons. Car la philosophie de la maison, c’est que tout le monde s’y retrouve. Le Chef et son équipe font attention à ce qu’il y ait toujours du choix en sans-gluten et en végétarien (environ 5 plats), spécifié sur l’ardoise.

Les plats sont entre 11 et 17 €. De la salade de crevettes aux agrumes, du carpaccio de lotte de Lorient avec un méli-mélo de légumes croquants, une cocotte de joues de porc confites à la STORIG et au miel (hmmmm), un crumble de légumes niçois accompagné par du mesclun de jeunes pousses et un risotto qui change toutes les semaines.

Le petit (GRAND) plus, dans tout ça, c’est que le week-end (du vendredi soir au dimanche soir), les tables « Stammtisch » se remplissent et les petits lampions s’illuminent. Au programme : de la bière brassée juste à côté qui coule à flot et des tartes flambées cuites au feu de bois à gogo (servies uniquement sur ce créneau). Ambiance Biergarten & guinguette assurée !

Et alors, ça donne quoi ?

Comme on y est allé un midi, on a voulu tester l’entrée et le plat du jour, ainsi qu’un plat de l’ardoise. En entrée, c’était feuilleté façon « pâté lorrain », puis demi-coquelet rôti avec des petits pois. Et on a également pris un pavé de lieu jaune snacké, émulsion coco-citronnelle et polenta moelleuse.

Le service était rapide. L’équipe est rodée et à l’écoute (ça brasse, donc pensez à réserver, que ce soit le soir ou le midi !). C’est très bien servie et en quantité suffisante. Les produits sont frais et de qualité. L’entrée et le plat du jour étaient bien cuisinés, et ça, c’est que du bonheur. Idem pour le lieu jaune. La cuisson du poisson était parfaite, la sauce parfumée, se mariant parfaitement avec la compotée de tomates. Un peu plus de polenta n’aura pas été de refus, mais elle était délicieuse.

En dessert, on a pris un café gourmand. Petite tartelette au citron, riz au lait, île flottante, madeleine et fondant au chocolat. C’était assez simple, mais joliment présenté. Juste ce qu’il faut pour terminer sur une note sucrée.

Bon à savoir :

L’hiver, malheureusement, les terrasses sont fermées.
En revanche, une salle supplémentaire voit le jour dans le sous-sol. C’est la seule partie du caveau qui a été conservée, avec toute son authenticité, ses grands rideaux bleus turquoises et ses pierres taillées. Un bar sera satisfaire votre soif et la décoration vous plongera en plein coeur de l’intimité. Elle peut également être privatisée pour des occasions (anniversaires, mariages, réceptions). Il suffit de demander !

Bref, vous l’aurez compris, je suis tombée sous le charme. 

Pour résumer

Les +

  • Le cadre est magnifique
  • Les deux terrasses et le Biergarten !
  • Une belle carte, variée et gourmande, et un bon accueil

Les -

  • C’est un peu loin du centre (mais c’est aussi ce qui fait son charme).
  • Si vous habitez à Strasbourg, privilégiez les transports en commun ou le vélo, surtout si vous comptez boire.
  • Pour le poisson, un peu plus dans l’assiette n’aura pas été de refus.

BRASSERIE MICHEL DEBUS – STORIG

85, route de Bischwiller
67300 Schiltigheim
03 88 62 13 56

Horaires d’ouvertures :
7j/7
De 12h00 à 15h30 et de 19h00 à 23h30 en semaine
En continu le week-end

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