Ouvert depuis Janvier 2017, le Botaniste est à la fois un bar à cocktails et un restaurant. Conçu dans le quartier de la gare par trois anciens étudiants en art, il propose une carte « créative » et des boissons « inventives ». Le soir, on y déguste des petits plats originaux à partager ou non, ainsi que de très jolis cocktails à base de Gin; le midi de 12h à 15h on y propose un menu tout en fraîcheur.

Son emplacement n’est peut-être pas son plus grand atout. Situé au 3 rue Thiergarten, une ruelle proche de la gare, l’établissement est peu visible de l’extérieur car coincé entre une agence de voyage et l’imposant Institut des arts appliqués de Strasbourg. L’enseigne ne se détache pas particulièrement du décor et c’est seulement lorsqu’on s’en approche vraiment qu’on le découvre. La rue en elle-même ne paye pas trop de mine avec ses façades assez défraîchies et ses trottoirs étroits, de plus, ce lieu est assez excentré par rapport au centre-ville. On ne s’y rend donc pas par hasard.

En revanche, lorsque l’on entre dans l’établissement, le décor est tout autre. La déco est très soignée et minimaliste (murs blancs, étagères et tables en bois, mobilier design et déco végétale) et l’ambiance très cosy. C’est peut-être la superbe tapisserie du mur du fond, signée Les Succulentes, et l’ambiance musicale qui apportent cette chaleur. Le restaurant, tout en longueur est divisé en deux espaces, l’un à l’avant qui offre une vingtaine de places à table et quelques fauteuils, l’autre à l’arrière dans lequel on trouve le bar, des canapés et de plus grandes tables pour les groupes. Ces deux salles sont séparées par la cuisine et les toilettes que l’on longe pour accéder de l’une à l’autre et où l’on trouve quelques assises sur tabourets. L’éclairage est doux et l’organisation de l’espace fait qu’on s’y sent vite bien. On a toutefois regretté l’absence d’une véritable terrasse pour profiter du soleil de midi (seulement deux petites tables en bois sur le trottoir devant l’entrée), et le manque de luminosité à l’intérieur en journée en raison de la faible exposition générale de la rue. De gros ventilos posés au sol permettaient par ailleurs de rafraîchir la pièce, mais leur bruit était un peu dérangeant. Mais passons, cet emplacement ne pouvait pas apporter plus et il semble avoir été optimisé dans tout son potentiel.

À la lecture de la carte, illustrée de végétaux, on se rend compte que le concept a été travaillé et est en accord avec le lieu. La liste des plats proposés est assez succincte, mais originale, avec des associations de goûts et de couleurs inspirées de la cuisine du monde. On y retrouve notamment des notes de cuisine proche-orientale et asiatique. On devine par ailleurs que la cuisine est fraîche, plutôt saine et locale (un bon point). Attention toutefois, le Botaniste n’est pas un restaurant végétar(l)ien ! Certains plats contiennent bien de la viande, même si les plats non-carnivores, voire vegans, gardent la part-belle. Le nom du lieu peut faire référence aux plantes aromatiques et végétaux frais que l’on trouve dans la composition de chaque plat ou cocktails.

Ici, pas de plat du jour mais une liste de 9 petits plats et 4 desserts qui change tous les mois au gré des arrivages et des saisons. Le menu est en fait divisé en deux catégories : « entrées/plats » (qui ne forment qu’une catégorie) et « desserts ». La liste de ces entrées/plats va du simple bol de caviar d’aubergine à l’assiette de « bœuf mi-cuit en bouillon accompagné de riz, pickles et cacahuètes ». Les prix varient donc de 3 à 20 € ce qui nous a paru très correct. Il y en a pour toutes les faims et toutes les bourses. Vient ensuite une très longue liste de cocktails (de 6 à 14 €) sur plusieurs pages, et de boissons plus « classiques ».

De notre côté, entre la « truite gravelax, pommes de terre citronnelle et betterave », les « aubergines et chips de riz » ou encore le « chocolat noir, mélisse et praliné », on a eu du mal à se décider tant tout paraissait alléchant. Nous avons finalement arrêté notre choix sur le bol de houmous à partager à deux en entrée (5 €) suivi d’un risotto au persil et coppa (9 €) et le bœuf cité plus haut (12,50 €). Pour le dessert, impossible de résister à la pana cotta fraise-rhubarbe à 5,5 € (la rhubarbe ayant cette fois été remplacée par de la pêche blanche) et à l’assiette d’abricot rôtis à la lavande sur cake à l’amande (6,50 €). Nous avons accompagné le tout de deux bières, un coca et deux cafés. Addition totale : 53 euros pour un repas qui allait être copieux et franchement délicieux.

Le bol de houmous était généreusement servi avec un mélange de graines (dukkha) et du pain grillé à l’huile d’olive. Il était crémeux à souhait, on a presque tout dévoré. Puis les plats sont arrivés. La présentation était très soignée, colorée et appétissante ; les portions généreuses. Là aussi, rien à dire, tout était excellent. Le risotto de Pauline était bien parfumé et mon bœuf tendre et parfaitement assaisonné (un peu comme un tataki). J’ai adoré les légumes façon pickles, légèrement vinaigrés. Quant au dessert ? Là aussi, un sans-faute. Les portions n’étaient pas trop copieuses ni trop sucrées. La panna cotta avait une texture parfaitement maitrisée, son coulis était frais et très fruité. Quant aux abricots rôtis, c’était tout simplement une tuerie. Bref, on a fini le repas en beauté, avec un expresso Mokxa, torréfié localement et dont on a beaucoup apprécié l’amertume et les saveurs d’orange. Aucune fausse-note donc pour ce repas qui nous a vraiment régalées.

On y retournera et surtout, on vous le conseille les yeux fermés. En plus, on nous a confié qu’après leur retour de vacances, il y aurait quelques nouveautés déco ! 😉

  • Les + :
    La cuisine fraîche et originale
    La décoration
    L’ambiance cosy et décontractée
    La carte de cocktails autour du Gin
  • Les – :
    L’emplacement
    Le manque de luminosité le midi
    Le petit bruit des ventilateurs en été

LE BOTANISTE

3 rue Thiergarten
67000 Strasbourg
03 88 15 96 46

Horaires d’ouverture : du lundi au mercredi de 12h à 15h et de 18h à 23h.
Du jeudi au samedi de 12h à 15h et de 18h à minuit.

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1 commentaire

  1. Je vois quand même une grosse fausse note. Franchement un coca avec un repas de ce type alors que vous annoncez une quantité de boissons et cocktails. Le restaurant devrait supprimer le coca de sa carte pour être en adéquation avec le reste.

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