Ouvert depuis vendredi dernier, le Comptoir à Manger est un nouveau restaurant bien caché, qui risque d’être longtemps partagé entre initiés.

Au détour de la Grand’Rue, une petite ruelle cachée, nommée petite rue de la Dentelle. Un restaurant, anciennement la Vince’Stub, fait désormais place au Comptoir à Manger.

Une ardoise sur laquelle apparait un dessin et quelques mots, annonce d’ores et déjà la chansonnette : ce soir, ce sera simplicité. 

On ouvre la porte pour atterrir dans une pièce unique, cosy et chaleureuse. Le fameux comptoir fait office de séparation entre la salle et la cuisine, quelques tables en bois sillonnent la pièce, des petites lanternes éclairent timidement ce lieu plein de charme. On se sent déjà comme à la maison. 

Ici, pas besoin de se torturer l’esprit à savoir ce que l’on va se mettre dans le gosier. Il y a un menu unique à 5 plats (*) et c’est très bien comme ça.

Pas de chichi non plus. Carole débouchonne les bouteilles de crus surprenants en tapant la causette, pendant que son acolyte Bérengère fait de la magie dans les assiettes.

Le concept même de ce lieu, c’est la proximité. Proximité dans le choix des produits, proximité entre la cuisine et les clients, proximité dans l’ambiance qui y règne.
Tous les produits sont entièrement locaux et de saison. Au Comptoir sont bannis l’huile d’olive et le poivre noir pour privilégier les épices et herbes aromatiques d’Alsace.

(*) Tous les soirs ainsi que les samedis et dimanches midis.

Le menu unique changera toutes les 2 à 3 semaines, tandis que le menu du jour en semaine, change… toutes les semaines.

« On a décidé de travailler en étroite collaboration avec nos fournisseurs, dans le respect du produit et des saisons. Même mot d’ordre pour les vins et les bières qui seront soigneusement sélectionnés au fil des menus. Micro-brasseries et vins naturels sont de rigueur ! »

Même la vaisselle est fabriquée en local par Objet Tourné. Tous les objets sont en céramique, faits main. Une vraie pépite (c’est par ici).

Pour une première, on se laisse guider les yeux fermés (mais les papilles grandes ouvertes).

Pour commencer, petite planchette avec du beurre au malt & du pain de campagne, accompagné d’une bière des 3 Mats (une nouvelle brasserie strasbourgeoise).
S’ensuit un bouillon d’hiver (huile de poireaux, tapioca et oignons confits); une truite semi-tiède, du chou cru, et un verre de Gewurtz en macération de Pierre Frick. Très surprenant, presque pétillant. Pour le moment, c’est un sans faute.

On a tout juste le temps de saucer son assiette (I know, c’est malpoli, mais tant pis), qu’elles continuent à nous en mettre plein la vue.

Cette fois-ci, c’est une panoplie de carottes multicolores, des rouges, des jaunes, des noires, qui nous est servie avec une sauce hollandaise au beurre fumé (mama miaaaaa).
Puis, pour clôturer la partie salée, une pièce de cochon fumé, avec un risotto de graines et du radis noir râpé. Côté vin : un pinot noir 2015 du Domaine Kumpf et Meyer.

Pour la note sucrée : glace de courge, crème de yaourt, spaghetti de courge confite et crumble de noisette. Simple et efficace.

Merci bonsoir.

La quantité des plats est amplement suffisante pour ressortir le ventre ni trop plein, ni trop vide (personnellement, je trouve qu’il n’y a pas pire sensation que de sortir d’un restaurant avec le ventre blindé). Là, c’est juste parfait.

En bref : une expérience humaine et gustative qui en vaut la chandelle (et les chandeliers). On ressort le ventre remplie et les yeux pétillants (l’alcool aidant) avec le sourire. Une très jolie harmonie ! 

Le menu unique de 5 plats : 29 €
L’accord vin ou bière pour accompagner chaque plat d’un verre : 15 €
Des assiettes de fromages sont aussi proposées.

Le midi, c’est entrée/plat ou plat/dessert : 13,50 €
Entrée/plat/dessert : 17,50 €

Bon à savoir : le menu unique peut être adapté pour les végé (elles ont pensé à tout).

Les plus : 

  • Des hôtes souriantes et accueillantes, qui sauront vous accompagner avec discrétion et légèreté au fil de votre dégustation.
  • Des produits frais, locaux et de saison pour un repas digne de ce nom.
  • Le rapport qualité/prix sans hésiter !
  • Ne pas avoir à choisir ce que l’on mange. Ça peut être frustrant pour certaines personnes, mais il faut prendre ça comme une expérience. D’autant plus que cette formule n’a pas encore été expérimentée sur Strasbourg.

Les moins : 

  • Quelques ajustements à faire au niveau de la température des plats.
  • Comme il n’y a que 18 couverts, ça créer certes une proximité avec les hôtes, mais il faut penser à réserver !

LE COMPTOIR À MANGER

10 petite rue des dentelles
67000 Strasbourg
03 88 52 02 91

Horaires d’ouverture : du mercredi au dimanche de 11h45 à 14h et de 19h à 22h.
Réservation conseillée.

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5 COMMENTAIRES

  1. et pas mal d’autres : « micro-brasseries » (et non pas « micros-brasseries », tous les objets sont en céramique » et non pas « céramiques », (une panoplie de carottes) « qui nous est servie » et non pas « servies », et pour finir « crumble de noisette » et non pas « noisettes » (sauf si plusieurs variétés différentes utilisées.

  2. Je n’ai même pas remarqué les quelques fautes qui peuvent arriver quand on écrit beaucoup d’articles et qu’on a pas toujours ni de temps ni de relecteur sous la main ! Merci pour la découverte de cet endroit , j’ai bien envie d’essayer .

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