Ça sent l’été et les soirées à danser pieds nus dans l’herbe : Le festival les Décibulles a annoncé sa programmation et lance la vente des pass.

Je me souviens, l’an dernier, je bouillonnais d’impatience au travail, le temps me semblait être une éternité. J’avais tout goupillé pour finir à 14 heures et pouvoir rejoindre ma copine d’enfance Léa. C’est elle qui m’avait emmené aux Décibulles la première fois. Après le passage de son groupe favori, elle m’avait fait un lâche chantage à l’amitié avec son regard de Chat Potté pour que je parvienne à nous faire aller dans les loges. Évidemment, j’avais accepté la mission, déjà parce que c’est elle, et aussi parce qu’on a toujours rivalisé d’imagination pour inventer des trucs complétement cinglés, dans le but d’atteindre nos objectifs.

Crédit Photo : Julie Costet

Ça a été mémorable, qu’est ce qu’on a ri. Puis surtout on a réussi. J’aurais toujours ces images à l’esprit, comme au ralenti ; le soleil couchant qui baigne la vallée d’une couleur orangée, les visages qui rient, l’odeur de l’été, les rires et les amis ; la musique en fond comme la bande-son d’un film qui s’appellerait « Liberté » et dont on fait partie. On en a tous, un souvenir comme celui-ci. Un souvenir de festival, une même date, chaque année qui nous promet des instants de bonheur.

Pour leur 25 ème édition, les Décibulles annoncent : Petit Biscuit, Brigitte, Joachim Pastor, Catherine Ringer, Carpenter Brut, Ultra Vomit, Hyphen Hyphen et bien d’autres…. Que vous soyez fans de hip-hop, passionnés d’électro, friands de rock ou de reggae, ou bien tout à la fois… Il y en aura pour tous les goûts.

Ce n’est qu’en juillet et pourtant je trépigne d’impatience à l’idée de danser au son de « Sunset lover » pieds nus dans l’herbe avec pour environnement toutes ces petites choses qui me font aimer ce festival.

J’en ai sillonné pourtant, des festivals, mais celui-ci, me procure ce truc en plus. Il y a ces souvenirs qui marquent, et qui restent en soi comme une empreinte, de ceux qui viennent en tête au moment où on en a besoin sans doute. Comme une caresse. C’est doux et mélancolique à la fois. Des photographies vieillies par le temps, qui ont su capter l’éclat de l’instant. On le connaît tous ce sentiment lorsque l’on pense à un souvenir que l’on chérit, à des gens, des gestes, des mots, qui même après des années, nous soulèvent toujours le cœur à la moindre pensée. C’est beau parce qu’éphémère.

Les Décibulles pour moi, c’est certes un festival, dans un endroit magique au creux d’une vallée, où ça sent les grillades, et l’herbe qui chatouille les pieds. Où l’on se croirait dans l’Eden, avec ces paysages magnifiques qui nous entourent, et ces sourires, et cette douce  folie, cette hommage à la vie qui émane des festivaliers. On est beaucoup et à la fois c’est comme si ce n’était qu’une grande famille ; c’est chaleureux, c’est bienveillant.

Ici, on paye avec des bulles, c’est joli ce nom, c’est vrai qu’on y est comme dans une bulle. De savon. Mais c’est surtout parce qu’en plus d’être un festival de musique, c’est une fête de la bière. Les organisateurs ont fait des efforts colossaux pour passer de 700 festivaliers en 1992 à plus de 26000 aujourd’hui. C’était tout petit et désormais des groupes que j’ai pu voir dans de gros festivals comme les Eurocks, se déplacent dans notre petite vallée.

Les Décibulles sont extraordinaires pour l’endroit, la magie qui s’y opère, la programmation éclectique qui répond à tous les goûts, et cette dimension  humaine qui est restée la même. Mais pour beaucoup elles le sont aussi parce que chaque année c’est un rendez-vous incontournable entre amis. C’est ici que je fais revivre les photographies vieillies des souvenirs de mon adolescence. Parce que j’ai grandi pas loin d’ici, que j’ai eu la chance d’être entourée de gens exceptionnels, qui ont laissé leur signature dans ma vie. Puis le temps a passé ; puis on grandi, puis on se perd… On s’échine d’abord à vouloir rattraper toutes les feuilles qui s’envolent, pour finalement s’apercevoir que c’est juste la vie qui fait son chemin.

Crédit Photo : Julie Costet

Mais il y a cette date dans l’année, le 13/14/15 juillet à Vallée de Villée, où je suis branchée sur 10000 volts, où mon sourire rayonne et mes yeux pétillent durant tout le trajet pour aller au Chéna. On croirait que je suis en road trip sur la route 66, je suis seulement sur l’A35 mais là bas il y a eux. Car chaque année, ils sont tous là. Et même si depuis j’ai fait ma route ; aux Décibulles, lorsque je revois ces personnes qui ont illustré mon adolescence, c’est comme si j’avais à nouveau mes 16 ans.


Festival Décibulles

13 /14 /15 juillet 2018

RÉSERVER MES BILLETS POUR FAIRE LA TEUF

Page Facebook
Site Web


EMMA SCHNEIDER

Mother of Gekko, Queen of green curry, princess of tuk tuk, perdue pour un an en Asie.

PARTAGER
Invité Pokaa
Envie de parler d'un sujet qui vous plaît ? Soyez notre invité !

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE