Le week-end dernier, le Longevity Festival rempilait pour sa cinquième édition au Jardin des deux Rives. Au programme, une programmation pointue, une direction artistique léchée et une foule de festivaliers aux profils variés dans une ambiance détendue… Trop, peut-être ? En cause, des contraintes imposées à l’organisation, qui n’a pas pu aménager le site aussi librement que les années précédentes…

Le premier week-end de septembre, près de 2 500 personnes se sont données rendez-vous au Longevity Festival dans le but de tromper la rentrée imminente. Jusqu’alors programmé au mois de juillet, l’événement a déjoué tous les pronostiques défavorables à l’encontre de ce changement de date en réalisant un record de fréquentation ! Entre retour de vacances et déni de la reprise, le festival a fait le plein comme jamais, en attirant un public toujours aussi éclectique. Français et allemands jeunes ou moins jeunes venus en bande comme en famille ont ainsi foulé ensemble l’herbe du Jardin des deux Rives ; une mixité d’autant plus appréciable qu’elle reste rare sur ce type d’événement festif, où les personnes en situation de handicap présentes en nombre n’ont généralement pas droit de cité…

Outre son accessibilité, on retiendra parmi les points forts de cette cinquième édition une programmation aussi pointue que bien pensée (pour des après-midis détendus et des nuits survoltées) et une scénographie aussi fonctionnelle que visuelle (qui a très vite envahie les fils Facebook et Instagram des strasbourgeois connectés) !

Si l’aménagement du site était pratique avec des zones bien délimitées de restauration, de jeux, d’activités sportives et de détente, il constitue néanmoins le point faible du festival. En raison de plusieurs plaintes déposées par des riverains l’année dernière, l’organisation a été contrainte d’installer la scène au milieu du terrain et non contre l’un des côtés, afin que le son ne soit pas émis en direction des habitants mécontents… Résultat, les festivaliers se sont adonnés à différentes activités un peu partout autour de la scène, et ont tardé à venir danser devant les DJs !

Cependant si l’esprit de la fête s’est fait attendre, il était inarrétable une fois présent. Pour preuve, l’horizon de parapluies formé par tous les festivaliers lors d’une averse samedi soir (que le manque d’éclairage nocturne ne nous a pas permis de capturer, c’est l’autre défaut de cette édition), l’accueil chaleureux réservé aux participants à mobilité réduite ou encore l’attention bienveillante envers les enfants et les aïeux présents. Face à cet esprit solidaire, difficile de ne pas être conquis par le Longevity, un festival à taille humaine, ouvert à tous. Pendant deux jours, petits et grands, zicos et modeux, teuffeurs et curieux ont partagé un même terrain de jeu sans distinction ni tension. En dépit de quelques défauts, l’événement est donc une réussite, comme en témoignent les images ci-après !

Les points positifs

Programmation pointue
Direction artistique léchée
Accessibilité (handicap, famille)
Offre variée de snacks (option végane)

Les points moins positifs

Programmation exclusivement masculine
Emplacement (contraint) de la scène
Manque d’éclairage nocturne

Pour voir plus de photos, rendez-vous sur
la page Facebook du Longevity Festival

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