10 décembre 2015, en plein milieu du marché de Noël, je sillonne les petites rues strasbourgeoises pour me rendre rue des Charpentiers au studio d’enregistrement d’Alessandro Franzi.

Le temps est gris et pluvieux, les rues sont bondées de touristes qui t’empêchent de te mouvoir et la journée a commencé par l’annonce d’un décès dans la famille. Je ne le sais pas encore mais ce cocktail explosif me mettra dans d’excellentes conditions pour m’échapper au travers de ce qui va suivre.

C’est donc dans un appartement transformé en studio et qui sent bon la mandarine et le café chaud que je rencontre Rajen, Lukass, Jérôme et Eliade. Vous l’aurez compris aux sonorités de leurs prénoms, la magie strasbourgeoise a encore frappé. Cette ville que beaucoup considèrent comme un des carrefours de l’Europe (Et même de l’Univers) est donc au cœur même de ce qui définit The Grand Bay.

Rajen est le bassiste du groupe. Mauricien d’origine il a passé son enfance bercé par la magie du centre ville strasbourgeois et est, selon les dires de ses amis un mélodiste exceptionnel. (« Même s’il ne connaît pas les 2 dernières cordes de la basses », que serait un bassiste s’il n’était pas chambré continuellement)

Lukass est le chanteur principal du groupe et également guitariste. Né sur les rives lettones de la baltique, Lukass a grandi aux quatre coins de l’Europe, il chante depuis son plus jeune âge et a un gout prononcé pour les chorale baltes qui ont bercées son enfance.

Jérôme aurait trouvé sa vocation en tapant des mains sur les panières à linge de sa mère étant petit, vous l’aurez compris, il s’agit du batteur. De parents italiens et portugais, il a grandit dans le Haut-Rhin (Pays étrange ou les Manneles sont en fait des Mannalas). Sur de son futur, Jérôme est venu à Strasbourg pour se perfectionner dans la musique.

Elliade enfin est le pianiste mais aussi le rappeur du groupe. D’origine autrichienne et fan inconditionnel de la culture américaine, il a grandit dans la banlieue parisienne.
Comme ses collègues il a choisit Strasbourg comme tremplin pour réaliser son rêve de réussir dans la musique.

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Unis depuis un peu plus d’un an, The Grand Bay accumule les prix. Quelques semaines après la formation, ils arrivent en demi finale des Inrocks Lab de Paris ce qui leur vaut d’obtenir le titre d’espoir de la musique en France pour l’année 2015. Ils ont par la suite était sélectionnés pour les inouïs du printemps de bourges et ont gagné le concours Décibulles ce qui leur vaudra d’être sur la grande scène du festival le samedi 9 juillet 2016.

Aidé de l’association Hiéro et Rival Colonia, le groupe s’est construit un réseau dans le milieu musical du Grand-Est français et en plus de leurs nombreux concerts et soirées à la Laiterie, à la PopArtiserie, le groupe s’est produit au Molodoï, à Metz, à la gaité Lyrique de Paris ainsi qu’à Stuttgart et à Luxembourg. Ils seront d’ailleurs en concert à Strasbourg le 28 avril à 19h à la Galerie No Smoking.

Aidé du réalisateur Lyonnais Guillaume Sbalchiero qui était également aux commandes pour la partie graphique de leur album, ils ont sorti en février leur premier clip ; Cosmos Pool qui a dépassé les 16.000 vues en deux mois.

À l’heure ou j’écris cet article le premier album est prêt mais on m’a expressément demandé de ne rien dire sur la date de sortie (J’aime vous voir ronger vos freins !).

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Là bien sûr vous vous dites « C’est bien beau tout ce Bla-Bla Rémi, mais tu ne nous as encore rien dit sur leur musique en elle même ! »

Ce que nous offre TGB c’est leur version de la Melancholic Pop, le Spleen musical du XXI° siècle, quand on leur demande une définition ils nous répondent : « Imaginez Beaudelaire avec une Stratocaster et Ableton Live ». C’est une musique qui leur permet d’exprimer des émotions sur lesquelles ils ne peuvent pas réellement mettre de mots, une musique qui vous emporte loin et vous fais voyager au large et au dessus des nuages.

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Je pourrais continuer encore des heures à essayer d’analyser ce ras de marée de sentiments pour identifier chaque émotion qui m’a laissé pantois sur ce canapé et m’a fait voyager au travers des divers souvenirs qui composent ma vie.
Je le pourrais mais ça ne serait pas utile car c’est avant tout une musique qui, je l’ai compris ce jour là, aura autant de significations qu’elle a d’auditeurs et pour cette raison le mieux encore est que vous alliez écouter leurs morceaux en ligne et que vous vous laissiez porter au loin par la musique qui encensera vos propres sentiments.

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